Introduction

L'écosystème est épuisé par une malveillance au profit d'une oligarchie de grands prédateurs qui exterminent furtivement les plus faibles : la faune, la flore, le semblable démuni. Tout voyageur interstellaire bienveillant s'opposera donc à un homme malveillant (et planétairement enfermé/ ref. André Lebeau), assez fou pour assécher une source précieuse de vie avant même d'en découvrir une autre dans l'univers : Œil pour œil, dent pour dent" ! Comme tout paysan prévoyant face aux plantes et bêtes nuisibles, le nomade cosmique combattra une peste terrestre ! Potentiel voyageur, un homme déjà furtif lui interdira-t-il toute furtivité ? Ses appels de prédateur (NASA/SETI, GEPAN, etc.) ne cacheront pas un surarmement terrestre de défi cosmique à des voyageurs plus avancés et par noblesse encore plus furtifs que lui pour lui apporter s'il le veut bien une paix honorable et bienveillante ! Seule une démonstration de responsabilité collective sauvera un homme qui ne pourra longtemps rester "sourd et non aligné" face à un silence cosmique l'appellant à l'allégeance : "Qu'il s'anoblisse ou qu'il meure " ! Tout contact extraterrestre serait autrement celui d'un Jugement dernier.

mercredi 12 novembre 2008

Une métamorphose artificielle de l'homme

par Ariste : L'homme parie jusqu'ici sur le triomphe universel de la force en excluant le surnaturel, mais aussi toute première génération de voyageurs interstellaires préservant la vie en apartheid cosmique derrière un Mur de Silence infranchissable.  Pour fonder toute génération suivante, des nouveaux venus au voyage exigeraient alors de lui avant tout contact un pari cosmique déjà fait par eux-mêmes : une allégeance démontrée envers toute ascendance éventuelle par son respect envers toute vie locale.

Une humanité piégée ?

Aurions-nous déjà été visités par des extraterrestres ? Les media placent souvent l’étoile la plus proche près de Saturne alors qu’elle est des dizaines de milliers de fois plus éloignée. Un automate actuel n'y parviendrait qu'au bout de dizaines de milliers d’années et un vaisseau habité classique n'est même pas encore envisageable. Mais la science et la technologie n'ont certainement pas dit leur dernier mot.

Nos surplus annuels de population ne pourront jamais aller coloniser d'autres planètes avec des hommes faits de chair et de sang, et face à un enfermement planétaire qui semble la condamner d'avance (Interview d'André Lebeau, ex-Président du CNES), l'espèce ne survivra que par une expansion dans le Cosmos sous une autre forme d'existence, comme nous le rappelle aussi Stephen Hawking. La Terre est donc un œuf planétaire en voie de pourrissement et la sortie de l'humanité doit alors être préparée avant qu'il ne soit trop tard. Tout œuf peut en effet finir ainsi, mais un poussin peut aussi sortir d'un oeuf bien couvé. Un être nouveau ne pourrait-il également naître de même d'une coquille terrestre épuisée ?

Un reflet virtuel de l'homme et sa métamorphose


Comment une humanité de plus en plus nombreuse et vorace pourrait-elle éternellement exister dans un oeuf planétaire qui s'épuise, comme on fait mine de le croire jusqu'ici ? L'entropie croissante (degré de désordre) d'un système isolé lui commande de se consacrer, toutes affaires cessantes, à la préparation d'une métamorphose lui permettant de poursuivre durablement sa vie. Elle doit se donner les moyens de "casser sa coquille" en se métamorphosant en une espèce composée d'êtres capables de transcendance, un concept qui n'a rien de magique : c'est ce qu'on appelle en science et technologie l'optimisation constante d'un système quel qu'il soit (de ses composants et de leur synergie), et le système dont il s'agit ici est la planète avec toute la vie qu'elle porte, dont l'espèce n'est d'ailleurs qu'une composante. Elle en a encore potentiellement les moyens.

Après de récents succès (robotique, médecine...), la science pourra à terme rendre artificiels tous les organes pour donner à l'homme une performance surhumaine (surnaturelle !) : vue, ouie, odorat, goût, tact... et de nouveaux sens (électromagnétiques, optiques, etc.). Une association optimale de composants conduira finalement à une élimination des organes eux-mêmes. Des systèmes (digestif, respiratoire, etc.) optimisés autoriseront sans doute un passage direct des nutriments dans le sang (alimentation électrique?) : un sang réduit à l'irrigation d'un cerveau toujours naturel demeurant greffé en attendant son tour sur un corps devenant quant à lui totalement artificiel.

La réalisation d'un cerveau artificiel sera beaucoup facilitée par un savoir lui-même déjà culturel, et une hominisation contrôlée de primates donnerait à l'homme l'expérience requise pour avancer vers l'artificialisation intégrale de l'individu. Des chercheurs parlent d’une simulation du cerveau dans cinquante ans, mais après l'étape intermédiaire apparemment inéluctable de l'homme bionique, la science finira par intégrer les données de l'individu en un être virtuel et nomade évoluant dans un monde de "miroirs artificiels". Tous les sentiments humains, et jusqu'aux plus intimes (confort/malaise), ressentis plus ou moins intensément à l'occasion d'une expérience particulière traduisent l'entrée en résonance du cerveau de l'individu avec "une petite musique plus ou moins semblable" déjà entendue en d'autres circonstances. Avec un cerveau génétiquement déjà bien doué encore enrichi et "étalonné" par la vie courante, chaque nouvelle expérience aussitôt traduite par "sa propre petite musique" sera donc mieux gérée artificiellement dans des archives individuelles ou collectives accessibles à distance par un être digitalisé (digithomme). L'enrichissement de ces archives elles-mêmes dépendra donc toujours de l'expérience réellement vécue, là encore, individuellement ou collectivement.

Un être digitalisé ("digitosapiens ou digithomme") "fera donc entendre sa petite musique de vie " par sa résonance cosmique relayée dans un environnement préalablement aménagé : des "clins d'oeil" intelligents échangés d'un "miroir" à l'autre, tantôt dans des archives de gestion et d'analyse, tantôt dans des trains d'ondes ou des réseaux (ex. Internet) en communion avec d'autres semblables ou des robots en intervention : en milieu hostile, sur Terre, sur des corps célestes, en orbite... Une civilisation de digithommes rassemblée dans des essaims cosmiques pourrait ainsi devenir de plus en plus virtuelle, dans une existence collective alors indispensable à la survie même d'une humanité transcendée. Avec Internet, un "brouillon d'être virtuel" préalablement réalisé par l'individu pourrait d'ailleurs déjà le représenter après sa mort biologique. Ce représentant potentiellement immortel resterait toutefois "inachevé" sans une ascendance cosmique seule en mesure de détenir toutes les données d'origine de l'espèce depuis sa naissance : une grâce dont l'humanité ne pourrait donc bénéficier si elle est vraiment la plus avancée de l'univers, mais qu'elle pourrait accorder à des primates qu'elle hominiserait. En transmettant ainsi généreusement l'intelligence à ces derniers sans être elle-même certaine de l'avoir reçue d'une espèce mère précédente, elle grandirait encore son mérite auprès de toute Transcendance Cosmique malgré tout existante, mais naturellement tenue à la discrétion la plus absolue envers elle.


Une métamorphose artificielle permettrait une réduction constante de la population terrestre par communion virtuelle de conjoints suivant un modèle lego de poupées russes, les partenaires disparaissant alors pour faire place à un homme transcendantal. Fruit de la synthèse des cerveaux de deux individus virtuels (digithommes) "mariés" suivant des critères de choix traditionnels (amour, goûts communs...), le transcendantal serait plus optimal que deux conjoints existant séparément. Cette transcendance serait un peu à l'image des organismes unicellulaires qui s'étaient associés au début de la vie terrestre pour former des organismes plus complexes, et le commandement biblique : "croissez et multipliez !" s'inverserait alors pour devenir "Communiez et décroissez en population !" : une décroissance associant des partenaires de plus en plus nombreux dans des transcendantaux vivant dans des essaims humains installés sur terre ou dans l'espace. Cette communion serait potentiellement ouverte à des semblables extraterrestres pareillement mutés. Intégrables dans des faisceaux d'ondes, des "Sapiens Transcendantaux" seraient en effet potentiellement présents partout. Mais le respect du silence cosmique exige déjà de répondre aux critères de bienveillance requis pour de tels rendez-vous de communion interstellaire avant un accès de l'homme au Monde Transcendantal.

Cette mutation de la pensée mènerait à l'infini à une Conscience Gigogne Universelle (Dieu pour les croyants) constituée de lego stellaires, interstellaires, galactiques... semblablement emboîtés. Des sauts transcendantaux conduiraient ces êtres de synthèse à la recherche de semblables en vue d'une communion dans des mondes toujours plus complexes.

L'existence de nomades ayant acquis une forme de vie gigogne et virtuelle ouvrirait à l'homme d'autres perspectives. Cette métamorphose intervenant après une évolution naturelle n'est pas en contradiction avec une évolution darwinienne de la vie. L'artificiel pourrait n'être qu'un outil d'une transcendance née de la nature, ou le contraire : pourquoi vouloir trancher ? De même qu'elle a pu montrer après Wegener que les côtes de l'Amérique du Sud et de l'Afrique s'emboîtaient dans un puzzle terrestre initial, la conscience humaine pourrait aussi "s'emboîter" dans la matrice gigogne d'un puzzle de conscience universelle dont la construction serait déjà depuis longtemps, sinon depuis toujours, commencée. Une construction à laquelle l'homme serait naturellement invité à participer en se transcendant.

Cette vision de l'homme et du Cosmos sera sans doute qualifiée de transcendantale, mais l'homme doit effectivement se transcender, c'est-à-dire se dépasser, pour vivre durablement. Il doit le faire en investissant dans une communion de l'espèce dans la paix au lieu d'une prédation (la guerre, la consommation...) qui le mène à sa perte.



L'homme se dit prêt à accepter l'existence d'êtres plus avancés, mais son comportement parie sur sa prééminence cosmique en elle-même porteuse de violence. Il aurait tout à gagner, et rien à perdre, à faire l'autre pari (pari de Pascal) qui représente déjà une forme d'assurance-vie qui peut bien sûr sembler inutile tant qu'il n'y a pas eu sinistre. L'Occident impérialiste n'a édifié qu'une mafia d'oligarchies (media, économie, etc.) détenant la quasi totalité des moyens d'intervention, laissant des citoyens castrés comme des eunuques, leurrés par un mirage de rattrapage de l'Ouest qui exigerait déjà la colonisation de 3 à 6 planètes. Un piège cosmique se referme sur une espèce qui gaspille son énergie pour des caprices d'enfants gâtés : une oligarchie planétaire qui épuise les ressources mesurées de l'écosystème.

Face au Silence, l'homme prédateur écarte toute intervention extraterrestre dans son évolution, se disant en sortant de plus belle ses griffes que des prédateurs plus forts seraient déjà là s'ils existaient. Mais qu'en serait-il avec des êtres bienveillants attendant de sa part un comportement réciproque ? Leur conscience ne leur laisserait pas d'autre choix que de rester dans l'ombre en attendant un comportement bienveillant ou non de la bête que serait pour eux un homme moins avancé de milliers ou de millions d'années. Ils auraient en effet prévu que leur seule présence le rendrait agressif ou hypocritement soumis, une attitude dans les deux cas bien éloignée de celle attendue de leur côté.

En l'absence de traces de voyageurs, deux seules hypothèses, dont une vraie :

1) Evasion interstellaire impossible : Les espèces naissent donc, vivent et meurent dans leurs écosystèmes. "Les vivres venant à manquer, l'équipage du petit navire planétaire" se réduira donc toujours aux plus forts amenés à manger, comme le dit naïvement la chansonnette, des lots d'exclus attendant "un choix truqué de courtes pailles hypocritement institué". Ce scénario est celui du capitalisme : un génocide alimentaire et sanitaire des plus faibles planétairement entretenu. La décadence actuelle (climat, ressources, guerre et désordre, etc.) annonce donc une mort programmée de l'espèce... jusqu'au dernier grand privilégié, un fier capitaine sombrant le dernier avec son navire et son pavillon.


2) Evasion interstellaire possible : Un homme économe s'évadera donc. D'autres espèces l'auraient déjà fait, et il n'a lui-même pas d'autre choix. Fermi s'est alors trompé : le Silence annonce l'existence d'un impérialisme bienveillant de nomades protégeant les espèces enfermées contre des colonialistes cosmiques qui ne manqueraient pas pour notre malheur de "redécouvrir un jour l'Amérique". Ils n'auraient que ce voeu de silence pour alerter les plus faibles capables de conscience. Pour une évolution de progrès, le "maître" aidera "l'apprenti" à acquérir sa sagesse en restant à une distance proportionnelle à son avance, jusqu'à une totale invisibilité (Dieu, le voyageur, etc.). L'humanité renaîtra alors en tant qu'entité transcendantale, toute oligarchie ou élite la menant autrement à sa perte.

Ethologie et discrétion cosmique : Cette noblesse de discrétion est d'ailleurs cohérente avec un Silence Providentiel que de premiers voyageurs éthologues ne pourraient vouloir rompre, et encore moins laisser inexploité. Tout en restant prudemment discrets en franchissant la frontière interstellaire, ils ne pourraient rester passifs face à des espèces potentiellement menaçantes comme l'humanité lors d'une prochaine évasion. Le Mur du Silence se révèlera une protection providentielle toute trouvée contre les invasions barbares, car contrairement à d'autres murs et rideaux de fer difficiles à construire et à garder (murs d'Hadrien, d'Israël et de Berlin, Muraille de Chine, Ligne Maginot, Rideaux de fer européens et américains de l'impérialisme actuel, etc.), "cette fortification universelle" de protection transcendantale existe déjà. Premiers ou derniers à la découvrir, des voyageurs conscients et bienveillants se garderont donc bien de la détruire en rompant prématurément le Silence.

La frontière interstellaire restera donc infranchissable tant que l''homme n'aura pas démontré sa bienveillance (envers ses semblables, la faune, la nature...) à des gardiens d'un Mur de Silence d'autant plus exigeants qu'ils resteront dans l'ombre. Tout doute sur leur existence ne l'épargnera pas d'un choix d'allégeance : s'ils existent, elle leur est dûe sous peine de mort par autodestruction sans qu'ils interviennent ouvertement; s'ils n'existent pas encore, il faut vite se retrancher derrière ce Mur Providentiel pour exiger l'allégeance de tous les futurs candidats au voyage et ne pas permettre la création d'un enfer universel. La responsabilité des candidats au voyage est engagée et tout débat sur l'existence ou non de ces gardiens est aussi futile que celui tenu jadis à Constantinople sur le sexe des anges : De même qu'un Père Noël mythique apprend à l'enfant à grandir sagement, l'homme doit apprendre à se transcender par une allégeance préalable à des gardiens existants déjà ou non. Pour la survie de l'espèce et de l'intelligence universelle, il se préparera à devenir à son tour gardien du Mur, comme tout père ravi d'endosser l'uniforme du Père Noël : son franchissement de la frontière est la reconnaissance d'une Transcendance attendant un respect sans faille de Lois Cosmiques fondées sur la conscience, et non sur la violence et la force (militaire, économique, etc.), comme jusqu'ici avec les élites terrestres.


Si les désirs des enfants gâtés conduisent trop souvent leurs parents à une malveillance certaine envers autrui, les désirs des privilégiés conduisent aussi l'humanité à une grande malveillance envers les besoins les plus vitaux de ses enfants déshérités et envers la planète (la faune, la flore, l'écosystème). L'homme montre ainsi au Cosmos un visage de prédateur que seuls des voyageurs malveillants pourraient vouloir fréquenter. Des voyageurs anoblis ne se laisseraient pas tromper par un prédateur, et il faudrait s'en inquiéter s'il nous parvenait une réponse à nos faux appels à la paix adressés tous les jours au Cosmos (NASA/SETI, CNES/Gepan, etc.). Une réponse à nos messages qui ne sont jusqu'ici que des leurres annoncerait plutôt que la frontière terrestre est ouverte à des superprédateurs cosmiques (tels que l'homme) que des vrais messagers de paix auraient jusqu'ici tenus planétairement enfermés par pure bienveillance envers nous. L'espèce abandonnée par la transcendance devrait alors se préparer à disparaître, ce qui éliminerait d'un seul coup toute menace de malveillance envers la conscience cosmique. Les prédateurs s'élimineraient ainsi mutuellement sans que les bienveillants interviennent pour autant directement dans leurs affaires, ce qui est déjà cas dans notre prison planétaire actuelle.

Notre recensement cosmique appelant tous les voyageurs à venir prouver leur existence devant l'homme en se dévoilant est irrecevable, tout aussi injustifié que celui de l'impérialisme romain en Israel au début de l'ère chrétienne.

Pourquoi une éventuelle population extraterrestre devrait-elle venir pointer auprès d'un homme qui ne cache pas son extrême violence, y compris dans le cosmos ? Cette prétention face à d'éventuels visiteurs de passage beaucoup plus avancés que lui-même est un comble d'arrogance cosmique !

Manqueraient-ils de visibilité, ou lui de clairvoyance ? Il les imagine toujours avec des moeurs quasi humaines, des vaisseaux et des gadgets un peu plus performants que les siens... Mais si la conscience est uniformément répartie, sa part terrestre sur la part universelle est égale à la masse du système solaire sur celle de l’univers, soit une conscience presque totalement extraterrestre. Des visiteurs de passage seraient en cette occasion des messagers d'une transcendance cosmique porteuse de paix universelle : la seule prétention de l'homme à une singularité est donc en elle-même déjà dérisoire. Si les derniers venus au voyage pourraient communier avec un homme anobli, les voyageurs interstellaires les plus avancés auraient sur l'homme une avance considérable de millions ou de milliards d'années, et à l'image des virus longtemps ignorés en raison de leur petitesse, ils échapperaient cette fois à son observation en raison de leur grandeur. Des êtres aussi avancés se seraient affranchis des contraintes matérielles, et une éthique cosmique d'éveil des sédentaires encore barbares les porterait à ne pas laisser des traces provocatrices de leur existence.

L'homme ne pourra jamais demander à leurs messagers de se dévoiler tant qu'il ne se sera pas lui-même anobli en leur démontrant concrètement sa volonté de paix !

Une transcendance artificielle de l'humanité : L'observation a dévoilé des secrets de l’univers. L’homme a ainsi déterminé que la mort d’une étoile est programmée, la formation d’un système planétaire de même, etc. Bref, qu’il existe des étapes majeures dans l’évolution d'un système, chaque étape (naissance ou mort, etc.) n’intervenant qu’après la réalisation de certaines conditions. Il pourrait en avoir été de même dans l’évolution d’une conscience universelle, et l’intelligence de l’homme pourrait alors servir de mesure dans l’exploration d’un univers de conscience à découvrir. Chaque pas vers la conscience a sans doute exigé une condition spécifique à remplir par l’espèce : l'invention des premiers outils, la découverte de l’agriculture... La récente conquête de l’espace représenterait une autre condition spécifique, l'exploration du système solaire étant impossible sans elle. Mais ce dernier pas est insuffisant pour une exploration galactique, les voyages restant inaccessibles à des êtres biologiques en raison des conditions requises pour le maintien de la vie à bord. Le silence  cosmique cache sans doute une assurance, une couverture extraterresre de protection de la vie contre les barbares ("oeuf planétaire couvé"). Avec une évolution contrôlée, les planètes habitées seraient des "garderies cosmiques" pour des espèces moins avancées. Seule une existence virtuelle libèrera l'humanité de son enfermement planétaire et stellaire.


Tout en économisant ses ressources pour sa métamorphose, l'homme pourrait s'apaiser devant leur épuisement, l'oeuf terrestre étant sans doute destiné à devenir un cadavre cosmique comme d'autres planètes (Mercure, Mars, etc.). En devenant nomade cosmique, il ferait un pas décisif vers la découverte d'un principe anthropique fort. Les lois de survie révélées par le Mur du Silence sont en effet trop propices à l'éclosion et à la protection d'une conscience cosmique pour être dues au seul hasard.


Une hominisation contrôlée de primates

par Ariste

(E. Morin : "Tout ce qui ne se régénère pas dégénère")

L’espèce est enfermée sur une planète qui s'épuise et qu'elle doit se préparer à quitter après une transcendance inéluctable. Mais elle ne pourrait s'en aller dans l'espace interstellaire sans se préparer à semer la vie. Elle devra se reproduire en hominisant une nouvelle espèce intelligente à partir de primates terrestres. Comme elle en a aujourd'hui les moyens, y renoncer serait de sa part irresponsable dans les deux cas envisageables :

- Si elle a été hominisée par des êtres plus avancés, elle doit à son tour transmettre l’intelligence qu'elle a reçue.

- Si elle est seule ou si elle est la plus avancée, cette hominisation contrôlée s'impose encore davantage : elle doit en effet protéger cette intelligence déjà acquise.

Une Procréation Cosmique

Son enfermement dans une coquille d’œuf planétaire devrait amener l'homme à s'interroger. S’il est le nombril de l’univers comme il le prétend, cette place de leader doit être occupée avant qu’elle ne lui échappe. Mais le seul fait d’être devenu scientifiquement et technologiquement capable de préparer un œuf planétaire semblable à celui qui le contient conforte l’hypothèse d’une cosmoprocréation de l'humanité tout entière. Si l'homme a des parents ou des tuteurs cosmiques qui l'observent en silence, ceux-ci s'attendent alors à ce qu'il perpétue à son tour l'intelligence, que l’univers soit né du hasard ou non. Il s'agirait pour l'humanité et l'univers d'un véritable projet d'union cosmique en vue de la procréation d'une nouvelle espèce, à l'image du couple qui s'engage dans une union matrimoniale en vue de la mise au monde d'une descendance. Des engagements intelligents et des moyens appropriés doivent être réunis pour ce projet de transcendance cosmique qui doit passer par "une métamorphose de l'homme lui-même".

Un apartheid terrestre pour les primates

Pour cette hominisation d'une nouvelle espèce, les réserves naturelles de notre planète doivent déjà être agrandies, et de nouvelles créées. Les primates ne pourraient en effet évoluer vers la conscience s'ils étaient agressés par notre société de consommation (urbanisation, trafic, chasse, déforestation…). De larges zones périphériques devraient être libérées de toute activité intensive (agriculture, tourisme…) autour d'une réserve naturelle au moins par continent, à des latitudes convenant naturellement aux primates. Pour des raisons de climat et de peuplement, l’Europe en serait exclue.

Ces réserves seraient encore agrandies par étapes pour une longue évolution des primates. L’homme devra donc peu à peu libérer d'autres espaces pour leur permettre la “conquête” de nouveaux territoires sur lesquels toute trace humaine (bâtiments, monuments, routes, etc.) aurait été effacée. Il sera ainsi conduit à coloniser pour lui-même d’autres espaces inhabités (zones froides et déserts, îles artificielles, archipels, milieux marins, souterrains, stations orbitales…). L'Afrique serait ainsi transformée en une grande réserve, à l'exception des zones les plus densément peuplées et exploitées (côtes, hauts plateaux...). Une fraction importante de la population de la planète serait un peu partout amenée à migrer vers le nord pour laisser de vastes régions tropicales à la vie animale, à l’exception de zones protégées ("déserts", souterrains, îles…) aménagées près des réserves pour les personnels de formation. Le monde de nos descendants cosmiques serait ainsi protégé contre les perturbations apportées par le monde civilisé (avions, routes et rails, bruits citadins, pollution, tourisme…).

Une invisibilité humaine

Cette évolution contrôlée serait de longue haleine. L’acquisition d'incréments de conscience s'inscrirait dans des projets spécifiques menés par des équipes multidisciplinaires. Une meilleure connaissance du cerveau serait requise. Ces recherches auraient pour but de faciliter l’évolution grâce à l’acquisition du langage, à des manipulations génétiques, etc. Tolérable au début, toute cohabitation hommes/primates serait rapidement exclue : il n’existe pas de place pour deux espèces intelligentes dans un même espace. La présence de l'homme ne conduirait qu’à une formation de singes-robots adroits et performants, mais pas à celle d'êtres conscients. L’homme se rendrait donc invisible dans ses interventions et ses réalisations. Tous les outils, machines, constructions, … devraient être éliminés des réserves, les objets laissés sur place gardant une apparence naturelle.

De stricts protocoles seraient suivis dans les relations maîtres/élèves pour des contacts très étroits toujours nécessaires (opérations sanitaires ou autres). La bête ne devrait jamais pouvoir démasquer l'homme dans l'ombre. Les réserves seraient en fait discrètement équipées comme des laboratoires, avec des postes d’observation permettant le suivi des primates dans leurs déplacements. Toutes les voies d'accès seraient cachées par des obstacles naturels (chutes ou surfaces d’eau, souterrains…), les maîtres se donnant les moyens d’observer et d’intervenir à tout moment sans être débusqués. Des systèmes de télédétection/surveillance seraient installés un peu partout sur le terrain, ainsi que sur les primates eux-mêmes. Des robots d'un aspect naturel (pierres, troncs d’arbres …) seraient utilisés à cette fin. Pour éviter toute rencontre, les frontières elles-mêmes seraient rendues inaccessibles aux primates par des moyens de dissuasion indétectables pour des yeux de primitifs (champs magnétiques répulsifs, bruits mystérieux…).

L’homme devrait devenir de plus en plus discret, sa présence pouvant arrêter toute évolution. Appelé à ressembler à l’homme, le primate ne devrait jamais le voir sous son vrai jour, ni même avoir une certitude de son existence. Fréquentes tout au long de cette hominisation, les interventions devraient donc se faire sous une forme masquée ou par le moyen de ruses et d’artifices. Comme avec les petits enfants, de simples masques ou ruses pourraient aux premiers temps faire l’affaire (masques d’animaux, mises en scène, anesthésie générale, médecine…), mais ce “théâtre” devrait par la suite trouver des formes plus complexes d’expression, les primates déjà un peu évolués devenant moins candides que leurs ancêtres. Cette science de l’invisibilité de l'homme devrait devenir de plus en plus sophistiquée avec des sujets parvenus au niveau des hommes préhistoriques, et bien sûr encore davantage lorsqu’ils auraient atteint celui de l’homme moderne.

L'hypothèse d'un homme lui-même suivi en apartheid : Cette impossible découverte de visiteurs extraterrestres malgré tous les moyens actuels est généralement contestée. Pourtant, une stratégie extraterrestre de dissimulation resterait indéfiniment indétectable par un homme qui ne pourrait jamais combler un retard de milliers ou de millions d'années, de même que des primates même rendus intelligents par nous ne pourraient le faire. Au lieu d'entretenir par son silence l'illusion d'une possibilité de contacts, la science devrait formellement reconnaître son impuissance face à un apartheid rationnellement entretenu par des civilisations très avancées, un apartheid d'une éthique scientifique qu'elle devrait d'ailleurs elle-même prôner dans ses analyses sur la vie dans l'univers. Elle pourrait scientifiquement annoncer que des voyageurs interstellaires ne se laisseraient découvrir que si cela entrait dans leur stratégie cosmique, et qu'il est par conséquent vain d'envisager une compétition quelconque avec eux pour leur arracher leur voile comme beaucoup le proposent. Nos programmes actuels (SETI, GEPAN…) ne pourraient aboutir que s'ils le souhaitaient vraiment, séduits par exemple par notre comportement. Le problème du contact extraterrestre relève donc d'un choix de comportement cosmique différent de l'homme et non de la science.



Science du camouflage en apartheid : Les enfants et les naïfs sont facilement émerveillés devant les jeux de cirque, mais un public mieux informé amène les artistes à inventer des tours plus complexes. L'homme serait conduit à faire de même dans cette éducation en apartheid où il deviendrait de plus en plus difficile de tromper un primate en évolution. Une science du camouflage serait appelée à détecter des réactions très intimes pour les traduire en dernier lieu en langage binaire. Ces systèmes seraient finalement remplacés par des manipulations génétiques associées à des implants intégrés dans la boîte cranienne ou dans d’autres parties du corps, les progrès étant facilités par une meilleure connaissance du cerveau allant de pair avec cette hominisation. L’homme en viendrait à placer "un oeil mystérieux pouvant lire dans le cerveau du primate”, assumant ainsi une fonction de transcendance dans la conscience de son élève. Nos progrès scientifiques et technologiques permettraient de suivre l'évolution de la conscience grâce à des moyens de plus en plus sophistiqués. Des programmes de recherche pourraient y être consacrés.

Un homme éclaireur cosmique : L’apartheid étant établi, l’homme pourrait encore se présenter aux primates comme un être mystérieux doué de pouvoirs magiques. Destinées à des primates déjà un peu conscients, ces brèves apparitions ne devraient laisser aucun doute sur sa nature magique (extraterrestre, ange, créature venue du ciel?). Des acteurs tantôt éblouissants et tantôt menaçants interviendraient en fonction des messages à faire passer. Associées à des simulations ou de vrais phénomènes (grondements d’orages, éclairs, etc.), ces interventions auraient pour but de susciter des comportements de respect ou d’adoration, de crainte, etc. D’autres comportements souhaités pourraient ainsi être enseignés par des apparitions s’adressant à des populations entières d'élèves, mais aussi à des groupes restreints ou à des individus isolés. Différents thèmes de formation pourraient ainsi être prévus en vue de créer des liens sociaux entre les individus et de faire naître des légendes ou des mythes au sein de la nouvelle espèce, tout en nourrissant le doute sur la réalité de ces apparitions. Un doute sans lequel les primates resteraient des robots.


Conscientisation des primates: Des incréments de conscience (de savoir) pourraient être apportés par de nouvelles conditions de vie ou des épreuves, et des techniques traditionnelles de mise en scène seraient utilisées à cette fin. Ainsi, des acteurs déguisés en primates (ou des robots primates) pourraient faire des démonstrations sur des thèmes précis de formation. La naïveté du singe serait une aide en cette occasion, mais l'imagination de l'homme serait de plus en plus sollicitée au fur et à mesure que le primate cheminerait vers la conscience. La diversité des thèmes serait presque illimitée : vie sociale, chasse et défence, hygiène… Le singe voudrait toujours imiter des semblables (hommes déguisés ou robots). Des démonstrations pourraient ainsi être mises en scène pour l’usage d’un outil ou pour divers enseignements : bâton/arme, pierre/marteau, silex/couteau, arbre/pont/bateau, pierre creuse/bol, et plus tard, pour la découverte du feu, du langage, la domestication des animaux, l’agriculture, l’habillement, la construction d’une hutte… Des démonstrations de plus en plus complexes deviendraient possibles lorsque la conscience aurait grandi, de nouveaux outils ou savoirs ouvrant ensuite la porte à d’autres possibilités. L’évolution vers la conscience pourrait ainsi progresser.

Chaque réserve naturelle serait divisée en classes ou cellules (8-20 primates?) formées à partir de familles naturelles ou de tribus. Avec une ou plusieurs centaines d’élèves par réserve, les maîtres éclaireurs seraient plus nombreux que les élèves, chaque maître étant chargé de l’éveil d’une sensibilité particulière chez le primate. Exemples de sensibilités à faire naître : notions de vie sociale, de respect, de faute, de bonne action, d’hygiène… Des programmes d’enseignement pourraient être élaborés et gérés comme dans un établissement scolaire : matières, examens et contrôles… Les jeunes seraient dès leur naissance équipés et intégrés dans les cellules. Seule l’expérience pourra dire si les primates en cellules pourraient continuer à cotoyer les autres laissés à l’état sauvage, mais une séparation probablement requise ferait appel à des moyens artificiels : systèmes répulsifs, sanctions télécommandées...


Télésuivi des primates en apartheid : Des dispositifs discrets seraient montés sur les primates. Initialement simples (type Argos, GPS…) et plus complexes par la suite (implants ?), ils assureraient l'échange de données entre le maître éclaireur (ange gardien) et l'élève avant d'être remplacés par de véritables organes (glandes de sécrétion, circuits neuronaux…) intégrés au corps grâce à des manipulations génétiques ou autres. Cet équipement permettrait un suivi permanent des données individuelles dont certaines pourraient déjà être gérées : température corporelle, pression sanguine et urinaire, rythme cardiaque… D’autres le deviendraient plus tard, tels que : émotivité, troubles et stress, état maladif, sommeil, attention, mort… D’autres plus subtiles acquises grâce à une sensibilité accrue (goûts, sentiments, connaissances, qualités/défauts, habitudes, tempérament….) devraient pouvoir l'être avec les progrès de la science, en particulier dans la connaissance du cerveau. Une transmission digitale de sentiments intimes (humains ?) devrait à terme devenir possible, et la sensibilité de l’élève croîtrait ainsi avec son potentiel de conscience ou son instinct de survie (le savoir, génétique ou autre, c’est la survie). Doué de savoirs intuitifs ou réels grâce à de nouvelles habitudes, son mode de vie évoluerait et d’autres enseignements deviendraient alors possibles avec un potentiel de conscience croissant du primate. Les systèmes de transfert de données entre le primate et son maître éclaireur progresseraient avec la science et la technologie et devraient en conséquence être périodiquement remplacés. Le maître lui-même évoluerait vers une forme d’être artificiel (être bionique...) pourvu de moyens de supervision qui pourraient alors être intégrés dans le cerveau même du primate. Les élèves et leur descendance seraient suivis et contrôlés tout au long de leur existence.


Enseignement en apartheid du Bien et du Mal : En plus de ce suivi des primates (localisation, etc.), des implants de contrôle pourraient être programmés pour des fonctions particulières de formation. Des systèmes capables de créer chez le primate des sentiments de malaise (fièvre, oppression…) ou de bien-être (calme, confort, sécurité…) permettraient l’acquisition de différentes notions de conduite. Cet enseignement en apartheid pourrait être fait de la manière suivante :

- Impulsions ou pics de sanction infligés à l’élève pour tout mauvais comportement : relations incestueuses ou sauvages, franchissement de frontières interdites, mauvaises habitudes… Surpris en flagrant délit de mauvaise conduite par son maître gardien par observation directe ou automatique, le sujet serait aussitôt sanctionné par des impulsions qui le rendraient mal à l’aise plus ou moins longtemps. Il associerait ce malaise à sa conduite du moment, et à force de sanctions répétées, il apprendrait peu à peu à rejeter ce comportement face à des situations semblables, tout comme l’animal ou l’enfant puni pour mauvaise conduite.

- Impulsions ou pics de récompense accordés à l’élève pour tout bon comportement : respect des semblables, des anciens, des symboles divins, noblesse… Surpris en bonne conduite par son maître gardien, le sujet serait aussitôt récompensé par des impulsions qui lui apporteraient un bien-être plus ou moins intense et plus ou moins long. Il associerait ce sentiment au choix de comportement qu’il viendrait juste d’adopter, et à force de récompenses, il en viendrait à faire volontiers ce choix dans toutes les situations similaires, tout comme un animal ou un enfant récompensé pour bonne conduite.
Ces pics de sanction et de récompense permettraient de développer et de mesurer « des indices d'empathie" : des potentiels de réaction du sujet face à des évènements ou objets. Ces indices s'intègreraient par la suite dans un CV digitalisé représentatif de l'individu en tant qu'être.

L’oeil invisible de la conscience : Des règles générales de conduite seraient ainsi enseignées aux primates en apartheid total. Ces pics (sanctions, récompenses) pourraient être programmés pour nombre de situations rencontrées, le niveau de malaise ou de bien-être dépendant du nombre d’impulsions et de leur intensité. Discrètement équipés d'implants et surveillés par des systèmes audiovisuels, les pensionnaires seraient sanctionnés ou récompensés selon leur attitude face aux évènements (rencontres, dangers, …) programmés tout au long de leurs itinéraires ou rencontrés de façon fortuite. Ces sanctions et récompenses accroîtraient le pouvoir des dieux, les primates devenant peu à peu conscients de la présence d’un oeil mystérieux qui les juge en permanence selon leur comportement (l’oeil invisible de la conscience). Ces savoirs intuitifs seraient inculqués et intégrés au patrimoine génétique des nouveaux êtres après des générations de formation en apartheid cosmique. Si le langage binaire permet d’écrire les plus beaux poèmes et les équations les plus complexes avec deux seuls symboles (0, 1), des programmes complexes de comportement devraient également pouvoir être écrits dans le cerveau du primate avec deux impulsions codées (1 : bien-être; 2 : malaise). Une conscience réelle serait sans doute encore plus difficile à acquérir par les primates que la maîtrise de la lecture et de l’écriture par les enfants, et des répétitions quotidiennes seraient également nécessaires dans cet enseignement. Des examens de contrôle devraient aussi être passés, mais cet enseignement en apartheid devrait être possible.

Une mémoire collective de l'espèce : Cette hominisation des primates en apartheid cosmique permettrait à un homme procréateur d'élaborer un miroir virtuel d'une conscience collective de la nouvelle espèce. Des doubles virtuels (informatiques) intégrant les données du vécu de chaque primate évolueraient en effet dès le départ comme leurs contreparties biologogiques, donnant ainsi à l'homme une image globale de la conscience et de la mémoire de l'espèce en formation, en vue de nouveaux enseignements pour la poursuite de son évolution. Si l'homme a été hominisé, des extraterrestres détiennent une mémoire de la vie de notre espèce.

La philosophie d'une cosmogonie gigogne

L'hypothèse d’une semblable hominisation contrôlée de notre espèce pourrait s'inscrire dans le cadre d'une construction gigogne de l'intelligence cosmique. Malgré un silence cosmique qui perdure, l'humanité pourrait déjà s'engager dans la construction d'un univers de conscience gigogne en hominisant une nouvelle espèce. Des problèmes philosophiques d'un nouvel ordre se poseraient sans doute : Puisqu’il n’aurait pas vraiment tout découvert par lui-même à partir de zéro, l’homme ne serait-il pas une sorte de robot, pourraient se demander les pessimistes ? Mais les optimistes auraient une autre réponse : en quoi cette éducation contrôlée serait-elle différente de celle de parents ou d’enseignants traditionnels ? Mozart ou Einstein seraient-ils moins méritants pour avoir dû comme les autres apprendre le B.A-BA de leur art et l’expérience de leurs prédécesseurs avant de pouvoir ouvrir de nouvelles portes ? L’apprenti peut aller aussi loin que le maître, et il ne lui est pas non plus interdit de le dépasser ! Cette éducation d’une descendance cosmique pourrait en tous cas être programmée par des maîtres gardiens bien humains : un nouveau domaine scientifique ?

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jeudi 28 février 2008

Retour dans la jungle !

par Ariste



Des réfugiés heureux !


Les réfugiés actuels pourraient envier ceux de l’ex URSS accueillis comme des héros lorsqu'ils parvenaient à franchir les mailles du fameux Rideau de Fer, quelles qu'aient été par ailleurs les raisons profondes de leur départ. Une propagande anticommuniste faisant feu de tout bois ne pouvait voir en eux que des persécutés. Reçus avec des fleurs, des facilités d’installation leur étaient offertes, et la presse avait à chaque fois l’occasion de faire des choux gras sur des évènements qui ne pouvaient que confirmer la justesse d’un anticommunisme qu’il était alors de bon ton d’applaudir.



Heureuse époque où des réfugiés étaient bien traités !


Un marché international de rideaux de fer.



Les rideaux de fer du capital.


Du Caucase à la Norvège via la Palestine, Gibraltar, l’Asie et l’Amérique, les privilégiés s'abritent derrière des rideaux de fer. Mais les malheureux réfugiés qui veulent les franchir pour survivre sont moins assurés que naguère d’être accueillis en héros. Plus de fleurs à leur arrivée, plus de récits exaltants de leurs exploits, de leurs longues traversées de tunnels vers des bras prêts à les accueillir ! Exit ces envahisseurs qui sont à pourchasser et à reconduire dans des avions blindés au plus profond de la jungle de misère qu'ils ont voulu quitter. Il ne faut pas rêver : le monde des privilégiés ne pourrait recueillir toute la misère qu’il sème !


Propagande capitaliste.



Ces nouveaux rideaux pourraient-ils cacher que le Mur de Berlin n’aura fait que 294 morts en 28 ans (!), alors que le Grand Mur séparant le Mexique des USA en fait à lui seul plus de trois fois autant par an ; que les multiples rideaux de fer israéliens de Palestine font beaucoup plus de morts palestiniens sans que la bonne conscience capitaliste en soit vraiment troublée; que l’interminable rideau de fer établi tout au long de la Méditerranée engloutit des milliers de victimes africaines; que le rideau de fer de la faim et de la misère entretenu par le même capital dans le monde entier fait des milliers, sinon des millions de victimes; que le devoir de mémoire demandé aux écoliers sur le sort épouvantable d’anciens enfants déportés ne pourrait masquer le manque de fleurs et de cœur de la France et du monde pour tous les déportés actuels, etc. ?








Des bêtes échappées de la jungle !


Mais ce ne sont là que des chuchotements dans le vacarme d’un capitalisme triomphant clamant haut et fort depuis la fin du communisme que le réfugié ne peut être qu’une bête échappée qui doit être ramenée dans sa jungle !





samedi 23 février 2008

Une Loi de Pesanteur Cosmique

Par Ariste


Une conscience marginalisée face à une science atteinte d'obésité conduit l'humanité à son autodestruction. "Science sans conscience n'est que ruine de l'homme", préciserait Rabelais aujourd'hui. Le savoir n'est que l'outil, pas la main économiquement asservie du marché : un outil croissant exponentiellement en puissance échappé des mains d'un homme dépassé par la technique pour tomber dans celles d'un singe savant, l'homme d'affaires - Un modèle occidental de civilisation impérialiste devenu planétaire, porteur d'une volonté mafieuse de prédation enracinée aux points les plus stratégiques : les états, les institutions, l'environnement, l'eau, l'air, l'espace...


Le sort des eunuques de harems fait frémir, mais celui de milliards d'eunuques de marché victimes d'une castration économique bien plus dangereuse est jusqu'ici banalisé. Le choix irrationnel de l'espèce en faveur d'une oligarchie d'enfants gâtés génère un cancer fatal à toute vie terrestre, et une culpabilisation des seuls privilégiés n'a jusqu'ici conduit qu'à des affrontements de plus en plus destructeurs.

Dans la coupe cosmique pour une vie durable,  le jeu individuel doit définitivement céder la place au jeu collectif : il apparait désormais que c'est à l'humanité toute entière qu'il appartient transcendantalement de gagner ! L'entraînement de l'équipe terrestre sur son seul terrain ne pourra toujours durer. Le temps est venu de responsabiliser tous les hommes face à une menace collective d'élimination.


L'argent formate tout, en commençant par la démocratie. Les déshérités laissent de facto la formation d'une conscience collective à des privilégiés seuls capables d'investissement dans l'avenir. Le mal est un cancer généralisé qui ronge sournoisement l'espèce. Une science au service de la prédation résoudra un temps les problèmes les plus immédiats d'une minorité de privilégiés (besoins en énergie, ressources, police...), mais jamais ce mal fondamental. Le remède ainsi transformé en drogue ne fera que l'aggraver.

L'homme devenu sujet s'enracine sur les artères de prédation de maîtres qui s'approprient tout : production, gestion, législation, santé, éducation, médias, politique... Ce singe savant devient ainsi un superprédateur vivant aux dépens d'une nature épuisée. Doté de dangereux outils, cet inconscient tient entre ses mains la vie elle-même. Cette dérive pourrait-elle durer ? La nature reprend déjà ses droits par cette prédation elle-même qui ne conduira l'espèce qu'à sa perte. Fort heureusement sans doute bien avant l'extinction de toute vie terrestre qui pourra alors repartir de plus belle après la disparition de ce prédateur vraiment trop gourmand qu'est devenu l'homme moderne.


Prédation ou survie : L'humanité doit métamorphoser sa volonté actuelle de prédation en une volonté de survie au moins égale. Ce retard de la conscience sur la science est une pesanteur cosmique naturelle : les conséquences des applications de tout nouveau savoir ou de toute nouvelle pratique n'apparaissent que bien après, comme on le constate à chaque occasion : pour l'agriculture, l'imprimerie, la lunette de Galilée, le moteur à explosion, l'avion, l'atome, l'électricité, la radio, la télévision, l'ordinateur, le portable, les produits chimiques, les médicaments.....


Une conscience qui stagne face à une science en inflation : conscience = l'instinct de survie

Rapport conscience/science : 1 (an 1500) et 2 (an 2000). Comme la vache qui rumine son herbe en regardant passer les trains, une espèce prédatrice est elle aussi polluante par les déchets toxiques de toutes sortes qu'elle engendre et délaisse aussitôt de façon irresponsable dans la nature, comme des enfants livrés à eux-mêmes alors qu'ils savent à peine marcher. Mais les rejets et déjections d'une l'humanité atteinte d'obésité scientifique sont infiniment plus polluants que ceux des ruminants, eux-mêmes contribuant déjà pourtant pour quelques 18% de l'ensemble des gaz à effet de serre.

Cette pesanteur cosmique ne pourrait donc être ignorée. Après toute nouvelle découverte ou pratique, comment en effet ne pas laisser au savoir le temps de devenir acquis en étant lentement "ruminé" par la conscience ? Mais comme on l'a vu avec la chimie, l'atome, etc. : une science au service de la prédation n'a pas le temps d'être bien "digérée". L'homme est un acrobate sommé de se dépasser, mais qui prend du poids sur le fil. Sa pesanteur cosmique doit être mesurée pour l'alerter à temps.


Le problème de l'obésité donne un exemple troublant d'une transcendance exigée. L'obèse et l'espèce s'échangent en effet toujours le même message : pas de salut avec un régime de consommateur-prédateur jamais rassasié. Avec l'épuisement des ressources, une obésité venue d'Amérique avec bien d'autres maux est un autre "thermomètre" mesurant la prédation de l'homme sur son milieu pour l'alerter une fois de plus sur la menace de détruction de l'humanité par un capitalisme de plus en plus prédateur, véritable cancer qui attaque la vie intelligente sur deux fronts :

- celui de l'espèce toute entière asservie par une petite oligarchie planétaire de grands privilégiés auxquels elle a cédé le choix de l'investissement. Toutes les clés de l'avenir (l'économie, la production, la consommation, la science, la culture...) sont ainsi de plus en plus laissées à cette minorité des plus riches, les états étant devenus de pures marionnettes dans une démocratie de façade;


- celui de l'individu incité par un culte sournois de l'égoïsme à s'opposer à l'espèce au nom d'intérêts prétendument divergents.

Mais l'individu ne peut bien vivre qu'au sein d'une espèce saine (tel l'organe dans le corps : "Mens sana in corpore sano") ! En paraphrasant Lénine : le capitalisme est la maladie infantile d'une bête humaine prise à ses propres pièges, qui se donne des coups de griffes et de dents, se tire des balles dans le pied, ... et pire !

La bête humaine qu'est restée l'espèce doit se métamorphoser ou disparaître. Le terme de sa gestation transcendantale arrivant à échéance, l'embryon de transcendance sera expulsé de son ventre planétaire pour devenir un nouveau-né créateur appelé à grandir vers toujours plus de perfection (ou vers Dieu pour les croyants), ou pour devenir un avorton de transcendance dans le Mal destiné à l'autodestruction. L'humanité doit faire le choix de la séduction pour ne pas être repoussée vers sa fin, mais accueillie dignement par des civilisations de voyageurs interstellaires plus avancées et déjà anoblies.


Il ne s'agit pas de foi ni d'opinion, mais d'une survie de l'espèce qui exige : 1) soit de freiner, sinon de renoncer à la science : un pari perdu d'avance dans une civilisation vouée à la recherche de nouveaux moyens de prédation. La science doit au contraire rester le moteur de la vie intelligente en se mettant au service de l'espèce toute entière, 2) soit de rendre l'homme de plus en plus conscient : un autre pari impossible avec une civilisation vouée à la prédation.


Une volonté de survie s'impose, une véritable greffe d'intelligence requise pourrait être contrôlée par : 1) soit un super-robot : encore un pari perdu d'avance. Des privilégiés qui se sont appropriés tous les moyens réels de contrôle (presse, média, économie...) transforment déjà la science en "Big brother", 2) soit une transcendance potentielle ou déjà existante : un pari que rien ne permet d'exclure et que tous les hommes (croyants, athées, agnostiques...) feraient rationnellement...

C'est le seul pari possible. L'homme doit en tous cas se comporter comme si une transcendance existe : comme tout homme devrait respecter le code de la route et tous les codes de bonne conduite même s'il est persuadé qu'aucun gendarme n'est là pour le sanctionner. Le vrai gendarme, celui de la nature, ne sera de toute façon jamais bien loin pour lui rappeler sa part de responsabilité pour chacune de ses actions : sur le champ ou à court terme pour l'homme resté encore insconscient, à plus ou moins long terme pour celui déjà plus conscient.


Plus qu'une transcendance réelle, c'est une volonté de transcendance qui manque à l'humanité pour survivre. Sans elle, l'espèce n'aurait aucune chance. Mais un homme qui a été capable de démontrer une telle volonté de prédation serait-il incapable de démontrer une même volonté de survie s'il en prenait vraiment conscience de l'impérieuse nécessité ?


La loi de pesanteur cosmique doit être observée par l'homme, comme il observe déjà la loi de pesanteur terrestre. Même si elle n'a jamais été clairement formulée, cette pesanteur cosmique est elle aussi constatée depuis que l'homme est devenu intelligent. Elle pourrait de même être mesurée par un taux de conscience, diminué d'un taux de prédation parti pour atteindre une valeur critique à une prochaine autodestruction si l'obésité prédatrice de la science se poursuit face à une conscience de plus en plus marginalisée. L'homme doit observer cette loi de pesanteur cosmique dans son comportement vis à vis de ses semblables, de la nature, de la vie en général sur la planète, du cosmos... C'est une question de survie pour l'espèce qui doit pouvoir mesurer ses chances de réussite comme l'obèse mesure son poids sur la balance. Sa volonté de dépassement serait par exemple déterminée par un indice de transcendance It=(tc-tp) exprimant ses chances en l'absence de bienveillance cosmique (hypothèse scientifique) : une "balance" que l'homme doit s'appliquer à mettre au point de la façon la plus objective :


Avec un taux de conscience tc=C/S; avec S=savoir total, et C=savoir "vraiment ruminé" par une humanité consciente des conséquences que ce savoir implique pour sa survie : une espèce qui se serait donné le temps de mesurer et de contrôler ces conséquences, sans laisser comme actuellement aux prédateurs le soin de le faire à leur seul profit. Elle prendrait donc le temps de bien "ruminer" le savoir déjà acquis plutôt que de se lancer toujours à la conquête de nouveaux records, sachant que cette "ruminance" de la science contient déjà en elle-même de nouveaux trésors à découvrir.


Le chemin de la survie cache des joyaux comme des villes ou d'autres lieux remaruables le long d'un parcours touristique : A la découverte de la vie, à quoi bon une perpétuelle fuite en avant sur un itinéraire sans fin si on ne s'arrête jamais pour mieux voir l'intérieur ? Comme un feu ou un médicament mal contrôlé, une science mal ruminée est d'autant plus dangereuse qu'elle est avancée et monopolisée par une oligarchie. Comme pour le cholestérol, il y a une bonne science antiprédatrice à développer (contre le capitalisme, l'individualisme, l'oligarchisme, le racisme, la ségrégation, le corporatisme...); et une science de conquête de records à laquelle l'humanité doit renoncer, au moins tant que son indice de transcendance (It) restera négatif.


Le taux de conscience (tc) peut être déterminé de façon scientifique. Avec une science mise au service de la prédation, tc est probablement aujourd'hui de l'ordre de 5 à 10% (0,05 à 0,1) seulement, sous réserve d'une évaluation plus précise à faire. Il peut être grandement amélioré si l'homme se comporte comme s'il était vraiment sous le contrôle d'une transcendance : avec un comportement transcendantal, C=S; (tc=1 ou 100%).


Le taux de prédation (tp) est le rapport entre les richesses gaspillées en pure prédation et celles indispensables à une vie normale et épanouie de l'espèce. La science serait par sa réduction transformée en pure conscience, l'être-prédateur allant peu à peu vers l'être transcendantal (tp=0) capable de création sans dégrader son écosystème (impossible sans mutation artificielle de l'espèce).


L'état actuel de la planète conduit sans doute à un taux de prédation tp ~ +80% (+0,8). Cette estimation sans doute trop optimiste pourrait aussi être calculée scientifiquement, selon des critères à définir, tels que :

- épuisement réel des ressources (métaux, eau, pétrole...); empreinte écologique et IDH (indice de développement humain) : intégrant vraiment l'appropriation du savoir de l'espèce et des surfaces les plus exploitables au profit des privilégiés; la fuite des cerveaux des pays pauvres; la pollution terrestre et cosmique par les privilégiés...

- surfaces déboisées annuellement, plus-values et profits réalisés; espèces disparues; nombre de victimes de la prédation : colonisation et mondialisation, esclavage, génocides des amérindiens et autres; guerres 14-18, 39-45 et autres; croissance des déserts;


- morts par manque de vaccins et de médicaments connus; carnages d'Hiroshima, d'Algérie, du Vietnam, d'Irak, d'Afganistan, du Cambodge, de Yougoslavie, du Proche Orient, et autres...; victimes des traités et marchés de dupes imposés par le plus fort... embargos et blocus, sabotages en tous genres de tous projets de sortie de la prédation : contre les français, les soviétiques, les chinois, les cubains, les vietnamiens...;


- nombre de victimes des bombes "oubliées"; emplois supprimés, chômeurs et exclus de tous genres... courses aux armements imposées aux plus pauvres; armes de destruction massive; budgets militaires et de publicité; non assistance aux déshérités et affamés; asservissement des consciences par propagande et appropriation des richesses; nombre de mutilés des conflits; emplois précaires... exploitation traditionnelle du Tiers Monde, des travailleurs; délocalisations; suppressions de postes de travail... etc.


Vers une faillite de l'humanité : Un prédateur de marché voudra livrer son dernier duel sur son terrain : celui des affaires, là où il détient "démocratiquement" les meilleures armes (l'économie, la science, les medias...). Mais là comme ailleurs, son banquier et comptable préféré lui rappellera bientôt la loi de la pesanteur cosmique, celle qui lui dit déjà sans ambages que son entreprise "Humanité" est en voie de faillite aggravée avec dépôt de bilan et autodestruction apocalyptique, en raison d'un actif trop léger (tc) face à un passif trop lourd (tp), et qu'il lui faudra faire appel à des fonds extraterrestres. Que l'affaire ne pourra être sauvée qu'en rassemblant tout l'actif et en réduisant le passif, avec l'espoir d'éveiller l'intérêt de quelque Grand Investisseur pour un rachat qu'il ne sera pas question de négocier, mais d'accueillir et de recevoir comme une grâce inespérée !


De grands prédateurs partis d'Europe ont conquis la planète en commettant des crimes si nombreux que seule une transcendance cosmique pourrait en avoir tenu des comptes objectifs pour leur en réclamer justice. L'Amérique - enfant prodigue de l'Europe - devrait déjà se découvrir avant de se qualifier pour renaître.


L'Europe, mère de ces prédateurs, doit les ramener à la raison pour assurer dans l'union la survie de l'espèce. C'est son devoir cosmique : Après le panache et la gloire, elle doit accepter les responsabilités ! L'Occident et ses complices devront donc assumer leurs propres crimes, mais aussi beaucoup de ceux des camps adverses, fomentés ou pour le moins aggravés par leurs interventions. Ils se sont en effet placés d'eux-mêmes en première ligne de responsabilité du désordre planétaire, avant d'autres criminels localement plus directement impliqués, mais qui n'ont été dans l'affaire que des "seconds couteaux" : c'est notamment le cas pour la colonisation, les révolutions française, soviétique et chinoise, les Khmers Rouges, la Palestine...


La vie de l'espèce est aujourd'hui menacée : L'indice de transcendance It est négatif (-70%, ou -0,7) et se dégradera toujours sans réation humaine. It ne peut devenir positif que si l'espèce s'engage dans la réparation de tous les dommages causés à l'homme et à la nature sous toutes les formes... une tâche sans doute démesurée, mais qui ne serait après tout que justice. Elle ne serait d'ailleurs pas impossible pour de vrais créateurs humains !




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UNE VALEUR-PHARE DE SURVIE.

par Ariste

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Des rouages bien huilés !


Une espèce avancée pourrait être amenée à orienter l’essentiel de ses forces vers la préservation d’une valeur-phare jugée à tort ou à raison fondamentale pour sa survie. Tous les rouages de la civilisation seraient finalement conçus en fonction de cette exigence.

L'espèce ne pourrait alors survivre que si cette valeur-phare est réellement porteuse de paix. Tous les rouages devraient être bien huilés, ne laissant en définitive aucune place pour des affrontements fratricides. Chacun devrait démontrer en permanence son allégeance au système de valeurs adopté par l'espèce dans sa politique globale.

Cette communion autour d’une valeur-phare relève-t-elle de la fiction ou d'une forme de totalitarisme ? L'homme a pourtant fait ce choix. Mais sa valeur-phare n'étant pas porteuse de paix, elle pourrait lui être fatale.

Une communion avec le capital.

Comme le drogué dépendant de sa drogue, l'homme est devenu dépendant du capital ! Traditionnellement porteur de guerre, le capitalisme devenu planétaire et totalitaire réalise en effet une communion de l’espèce pour le pire. Par le contrôle des moindres rouages de notre civilisation, ce système lie le sort de l’humanité au sien, devenant de facto la principale valeur-phare et le moteur de l’espèce. Comme l’échec du socialisme l’a montré, aucun pays ne pourrait échapper à son emprise et une démonstration d’allégeance au marché est aujourd’hui exigée de toutes les forces de la planète et des individus. Les rouages du capital l'exigent : les récalcitrants doivent se laisser entraîner ou être broyés.

Les derniers soubresauts de Cuba ou d’autres îlots de résistance montrent qu’un refus d’allégeance au capitalisme n’est presque plus envisageable. Les trafiquants de drogue ne pourraient laisser des marchés inexploités !

L’homme aurait-il donc décidé de vivre ou de mourir pour le capital ? Le drogué le plus intoxiqué peut pourtant se libérer s’il le veut vraiment !

L’argent acquis par presque tous les moyens devient cependant plus que jamais la principale valeur-phare de l’homme, la mesure des autres valeurs classées comme des exigences démesurées pour la majorité des hommes. L’essentiel des énergies de la planète est consacré à l’enrichissement personnel d’une minorité de privilégiés insatiables.

Une autre allégeance.

Des êtres capables de voyages cosmiques intègreraient notre planète à leur écosystème interstellaire et exigeraient légitimement une allégeance de l’homme à leur propre valeur-phare. Serait-elle meilleure que la nôtre ? Elle leur aurait en tous cas permis de survivre jusqu’à un stade plus avancé de milliers ou de millions d’années !

Un capitalisme prédateur.

Selon toute vraisemblance, un capitalisme porteur de violence ne permettra pas cette performance. L’homme devrait donc se préparer à accepter une allégeance cosmique, en se donnant par exemple une valeur-phare de survie qui lui permettrait de porter sa flamme de transcendance le plus loin possible dans l’univers.