Introduction

L'écosystème est épuisé par une malveillance au profit d'une oligarchie de grands prédateurs qui exterminent furtivement les plus faibles : la faune, la flore, le semblable démuni. Tout voyageur interstellaire bienveillant s'opposera donc à un homme malveillant (et planétairement enfermé/ ref. André Lebeau), assez fou pour assécher une source précieuse de vie avant même d'en découvrir une autre dans l'univers : Œil pour œil, dent pour dent" ! Comme tout paysan prévoyant face aux plantes et bêtes nuisibles, le nomade cosmique combattra une peste terrestre ! Potentiel voyageur, un homme déjà furtif lui interdira-t-il toute furtivité ? Ses appels de prédateur (NASA/SETI, GEPAN, etc.) ne cacheront pas un surarmement terrestre de défi cosmique à des voyageurs plus avancés et par noblesse encore plus furtifs que lui pour lui apporter s'il le veut bien une paix honorable et bienveillante ! Seule une démonstration de responsabilité collective sauvera un homme qui ne pourra longtemps rester "sourd et non aligné" face à un silence cosmique l'appellant à l'allégeance : "Qu'il s'anoblisse ou qu'il meure " ! Tout contact extraterrestre serait autrement celui d'un Jugement dernier.

lundi 25 octobre 2010

Un Potentiel Transcendantal

par Ariste (Le pari insensé de l'homme actuel : dans un univers manifestement bien ordonné, une vie peut-être unique livrée au premier prédateur venu : lui-même !)



Une humanité épuisée s'interrogera sans doute toujours : "Un ordre universel déjà programmé peut-il exister" ? La transcendance est en tous cas une source de bienveillance au moins potentielle, alimentée par ceux qui lui apportent leur allégeance par un comportement collectivement responsable : une humanité reconvertissant ses armes en outils, des nomades interstellaires déjà selon toute vraisemblance.

L'espèce doit gagner son droit à la vie  ! Planétairement enfermée, le Bien est pour elle une stratégie crédible pour gagner, et le Mal une dégradation entropique vers un échec et Mat ... à mort *. Son potentiel d'autodestruction est-il surveillé ? Des observateurs malveillants ne seraient pas aussi délicats devant ses provocations, mais des bienveillants le seraient : des ovnis jusqu'ici pacifiques et...furtifs. Un seul pari optimiste : celui de leur bienveillance et d'une démonstration de la nôtre en retour pour nous avoir ainsi alertés sur les dangers du courant cosmique, comme Diogène avec sa lanterne à Athènes. Pourquoi alors ne viendraient-ils pas s'expliquer franchement ? Parce que sans des valeurs communes à partager en paix, l'ethnocide planétaire qui s'ensuivrait serait encore plus fatal qu'une colonisation : une espèce sans charme cosmique sera ainsi ignorée tant qu'elle ira contre le courant ! Le "silence éternel des espaces infinis" apporte donc deux bonnes nouvelles : pas de malveillance cosmique et bienveillance potentielle. Mirage ou réalité ? Une vraie noblesse cosmique ne s'y prendrait pas autrement ! Cela ressemble fort à une énigme de sphinx extraterrestre qui n'ouvrira la porte de la paix qu'à une espèce humaine déjà capable de démontrer sa noblesse envers toutes les formes locales de vie : la faune, la flore, le semblable ! Mais toute non-violence terrestre est jusqu'ici exploitée par un Impérialisme guerroyant d'abord (URSS, Palestine, Indochine, Irak, Serbie, Lybie...) pour imposer aux plus faibles une surenchère du Mal : sa paix de prédation par la terreur. De nobles messagers cosmiques sont donc plus généreux envers une humanité quant à elle impitoyable face aux plus démunis et à toute forme de vie : à défaut de foi dans une transcendance extraterrestre impalpable, ils n'exigent d'elle qu'une autotranscendance rationnelle d'ordre et de paix terrestre : une surenchère du Bien par le seul désarmement, un Pari de Pascal de toute façon bénéfique pour elle-même.

Axiome de Transcendance et Loi de Paix Cosmique : Une espèce avancée enfermée dans un écosystème dégradable contrôlera sa dérive entropique par sa noblesse envers la vie locale sous toutes ses formes : un comportement collectivement responsable souhaité par une tutelle cosmique potentiellement existante. L'espèce accentuera sinon la dégradation de son écosystème.

Une espèce à gérer comme une catastrophe cosmique !

- Mais l'homme n'est pas en guerre contre le Cosmos, objectera-t-on !
- Comme le chauffard sans permis ni assurance, une humanité prédatrice est en guerre contre toute vie cosmique, même si elle se mutile ainsi elle-même !


Charme cosmique et discrétion : L'épuisement de l'écosystème impose à l'homme une épreuve. Sans aide cosmique qu'il exclut a priori, il ne peut que se préparer à rebondir, ou aller stupidement s'écraser contre la coquille de l'oeuf qui le contient. Pas de salut sans foi dans l'avenir ! Mais pourquoi alors cet a priori d'un homme sûr d'être le plus fort : un déni de foi en l'Autre quel qu'il soit, et à défaut d'une entité suprême, en des nomades interstellaires ayant déjà acquis ce charme cosmique et devenus ainsi bienveillants et discrets. Attendrait-il un débarquement extraterrestre de type colonial ? Des anoblis fuiraient un homme décadent sentant déjà mauvais et prêt à une servilité que l'hygiène cosmique la plus élémentaire écarterait. Sans volonté de changement, un ordre terrestre dégradé ira vers un désordre croissant ! Des voyageurs anoblis et sauvés par leur seule volonté auraient compris que cet homme ne peut pareillement se sauver qu'en rétablissant dans son écosystème des conditions d'ordre cosmique jusqu'ici détruites : des chevaliers sortis ainsi du désordre ne pourraient en retour que partager leur victoire déjà acquise par la promotion discrète d'un comportement terrestre méritant ! En pariant malgré le silence cosmique sur le triomphe universel d'un Mal apporté par lui-même, l'homme refuse toute aide extraterrestre potentielle.

Comme le chauffard, l'humanité respectera une loi cosmique naturelle. Sans parler de Dieu, de simples voyageurs interstellaires ne tolèreraient pas l'évasion d'une espèce nuisible à la vie. Ce refus de parier sur l'existence d'aînés plus avancés témoigne d'une volonté de prédation des plus faibles, semblables ou non : ce qui exclut en retour tout salut s'ils existent déjà ! Cette étroite association de la transcendance à des voyageurs que l'homme rejoindra demain s'il survit s'impose en raison du silence cosmique, dans une famille terrestre repliée sur elle-même avec des ressources limitées, où une poignée d'enfants gâtés profitent de leur force exponentiellement grossie par une science collective pour se servir d'abord aux dépens des autres. Des visiteurs avec au moins des milliers d'années d'avance représenteraient bien une forme de transcendance en conscience, avec des priorités inversées : le salut de l'espèce passerait avant celui de l'individu ou d'une oligarchie, comme celui de la mère passant chez l'homme civilisé avant celui de l'enfant en cas de choix obligé à l'accouchement. Ils n'auraient autrement pas survécu. S'il parvient demain à accéder au voyage interstellaire, l'homme devra lui aussi respecter, ou se préparer à s'affronter à tous ceux qui respectent déjà ces nobles lois transcendantales de survie. 

- "Pourquoi alors ce Silence d'une transcendance aussi noble, dira-t-on encore ? La Terre tout entière lui apporterait son allégeance si elle s'affichait ouvertement" ? Parce que la paix cosmique n'est pas négociable, peut-on répondre. Une analyse rationnelle donne les raisons d'un Silence qui ne sera jamais totalement réduit pour aucun niveau de conscience. Comme toute transcendance dont il devient le messager, le voyageur ne peut en effet qu'être bienveillant et se taire dans l'ombre tout en semant ainsi le doute sur son existence chez les espèces moins avancées. Sa visibilité en aval étant d'abord perçue comme une démonstration de force, seul son noble Silence d'Amont préservera la liberté d'un plus faible qui est à convaincre, pas à contraindre. Ce silence transcendantal facilitera aussi l'avortement d'espèces ou de systèmes stellaires entiers échouant dans l'acquisition de normes de conscience exigées, comme ce pourrait déjà avoir été le cas pour des cadavres cosmiques locaux (Vénus, Mars, Mercure). Pour rester toujours sincère, un choix d'allégeance sera donc voulu, une démocratie de façade aboutissant à un compromis de diktat évident du plus fort. Avant son pari transcendantal, un homme soumis à épreuve devrait déjà être alerté par des "visites parfois un peu trop dévoilées d'ovnis". Des "visites officielles" lui seraient fatales.

Le choix est entre autotranscendance et autodestruction : Comme la famille s'autodétruisant autour d'un enfant-roi formé à la prédation des plus faibles, une espèce armée d'ADM et menée par les enfants-rois d'une oligarchie n'est pas en croisière "sur un long fleuve tranquille", mais dans un train fou lancé par sa seule inertie sur une pente menant à la catastrophe. Elle ne pourra donner le meilleur d'elle-même avant un épuisement critique de son écosystème qu'en apprenant qu'elle ne tiendra pas longtemps sur le fil de la vie terrestre en croyant que le temps de l'irresponsabilité est illimité : comme le jeune légitimement ambitieux à se dépasser auquel l'aîné devra rappeler que s'il peut rêver d'être artiste et seul sur le fil, un devoir d'une noblesse plus grande l'attend : celui de gagner déjà sa vie avec un vrai métier. La noblesse pour la famille et pour l'espèce, c'est de gagner déjà sa vie par un épouillage naturel de la prédation dans ses rangs : un échange devant le miroir de l'autre bien plus fraternel et juste que la culpabilisation religieuse et castratrice de l'idéologie dominante. Il est maintenant temps pour l'humanité de devenir vraiment responsable en se guérissant par sa seule volonté de l'addiction mortelle qu'elle nourrit depuis trop longtemps :

Une dictature de l'actionnariat et de l'égoïsme, un racket organisé des plus faibles envié par Al Capone lui-même qui s'y connaissait pourtant en matière de hold-up et de crimes ! Comme l'acrobate obèse renonçant à tout régime, une humanité renonçant à une noble autotranscendance ira vers son autodestruction. Cette dégradation inéluctable est une loi naturelle de l'entropie d'un système isolé (la Terre).

Un Triomphe Inéluctable du Bien Universel : Le Bien reste perfectible face à un Mal d'autodestruction d'une espèce planétairement enfermée, mais conservant jusqu'au bout sa chance. Dans un univers qui dispose du temps, la noblesse cosmique triomphera ainsi d'une malveillance gardée confinée. "Dieu ne jouerait qu'avec des dés pipés" disait en d'autres mots Einstein, et la vie annonce le triomphe du Bien (la Vie et la Conscience) sur le Mal (l'Inconscience et la Mort), ou en tous cas d'une configuration transcendantale de l'univers qui le permettra : Dieu pour certains, et potentiellement pour tous, des nomades interstellaires déjà préparés, ou un homme bientôt prêt au voyage. Mais il doit auparavant apprendre qu'une transcendance ne l'attendra pas éternellement s'il se complait dans le désordre : il devra apprendre à vivre en harmonie avec le Cosmos, comme l'enfant parmi ses semblables. Le comportement de l'espèce devra refléter cette exigence de renaissance avant d'épuiser la patience cosmique. Le choix de son évolution lui appartient alors même que l'existence d'un système de prédation qui transforme la Terre en un cadavre cosmique (comme Mars, Vénus, Mercure ?) démontre le triomphe actuel du Mal sur le Bien. Ce modèle d'autodestruction de la vie ne sera pas livré "clés en mains" par des prédateurs terrestres à d'autres colonies cosmiques, mais détruit dans l'oeuf planétaire avant toute évasion interstellaire. Si elle veut survivre, l'espèce doit cesser de cultiver une prédation qui se traduit par une transcendance dans la malveillance envers la vie sous toutes ses formes : la faune, la flore, le semblable. Son refus de choisir la voie de la noblesse la conduit sur la pente naturelle de la décadence. Elle doit relever ce défi de transcendance en réalisant à temps que son intelligence est un outil de sélection dans une évolution qu'il lui appartient de conduire en toute conscience, pour le meilleur ou pour le pire.

Un voeu extraterrestre de silence : Dans la vie courante, un conjoint qui a épuisé ses capacités de dialogue avec un partenaire qu'il aime se réfugie parfois dans une non-violence silencieuse. L'homme impose très vraisemblablement ce comportement à des messagers extraterrestres qui attendent depuis longtemps dans l'ombre sa métamorphose.

L'épuisement de son écosystème lui annonce la fin de sa biohistoire traditionnelle : la Terre ne supportera plus longtemps l'existence d'un fossoyeur d'une espèce avancée qui doit s'apprêter à préserver la vie cosmique en sortant du ventre de la planète comme l'enfant du ventre de sa mère pour grandir : une humanité planétairement enfermée est appelée à préparer son évasion pour s'intégrer sous une forme virtuelle d'existence dans une civilisation de nomades interstellaires déjà existante, ou à défaut à créer.

Le choix ne sera pas une glorieuse Apocalypse de suicide lancée parfois en défi au cosmos par un homme provocateur. Le choix est entre une autotranscendance de l'espèce ou sa lente agonie sous les griffes d'un homme déicide qui a déjà remplacé la religion traditionnelle par une religion scientifique : un véritable opium pour l'espèce, un culte de l'égoïsme individuel qui la mène à l'élimination des plus faibles - la faune, la flore, le semblable, et la vie cosmique si on la laissait faire. "Que l'homme s'anoblisse ou qu'il meure", crie le "silence éternel des espaces infinis" !

Le rasoir d'Occam et "l'arbre des voyageurs" :

Le rasoir d'Occam sert souvent à proner le seul hasard dans l'évolution, contre toute intervention d'êtres avancés : Dieu, des voyageurs, voire l'homme demain. Mais des maîtres "autodidactes ou non" aideraient discrètement "des apprentis" dans leur ascension vers Dieu pour les croyants, ou vers la perfection pour les autres. L'humanité s'anoblirait de même en laissant derrière elle "des apprentis" (hominisation de primates). L'infiniment grand et l'infiniment petit se ressemblent alors en conscience comme en science (univers/atome). Née du hasard ou non, une conscience universelle croîtra ainsi suivant un modèle gigogne d'évolution contrôlée en apartheid : une généalogie cosmique de "poupées russes" où chacune est une racine poussant en s'anoblissant dans le sein d'une aînée disposée à l'accueillir si elle s'est à son tour anoblie. Une configuration transcendantale de l'univers préparerait l'accueil d'apprentis au pied d'un arbre poussant virtuellement derrière un mur de silence. Cet arbre des voyageurs rejètera un homme obstiné à l'étouffer de racines prédatrices, alors qu'une racine bienveillante grossira un tronc commun initialement sorti de la matière, sinon du néant. Toute racine préparera ainsi sa place à la suivante, l'arbre n'accueillant à chaque génération cosmique que celles préparées pour une ascension transcendantale. Autrement acculée à terme au suicide cosmique si elle s'obstinait dans la prédation, l'humanité fera ainsi collectivement croître sa part de conscience naturelle ou non vers la perfection ou vers Dieu, chacun selon ses convictions !

Un Principe d'Incertitude Cosmique : Les théories de l'évolution ne laissent aucune place à la conscience qui intervient pourtant déjà dans la vie terrestre. L'existence de voyageurs est naïvement et religieusement exclue en l'absence de traces visibles par un homme qui se croit d'emblée le plus fort parce personne d'autre n'est venu lui rendre hommage. Mais un vrai chasseur cosmique mieux outillé que l'homme prendra à n'en pas douter soin de noyer ses traces face à un prédateur aussi prétentieux. Seul un parvenu de fausse noblesse à la recherche de proies faciles sonnera l'hallali comme l'homme en défiant le cosmos dans une chasse à courre théatrale et féroce.


Il n'est ni rationnel ni scientifique qu'un visiteur extraterrestre fasse confiance à un homme qui le défie en se surarmant. S'il est de plus bienveillant, il ferait aussi mieux en matière de furtivité et de ruse qu'un prédateur terrestre qui se rend déjà invisible pour ses semblables plus faibles devenus proies.

En déployant ses armes toujours plus haut dans le ciel, ce prédateur, petit malgré son armure, n'a jamais vraiment encouragé un chasseur cosmique de passage à se dévoiler : il lui demande plutôt d'être à la fois fort et stupide comme Goliath. L'invisibilité transcendantale d'un petit David resté tranquillement et patiemment à l'attendre au pied de l'arbre des voyageurs pendant qu'il s'épuise vainement relève incontestablement d'une éthique plus noble. L'incertitude cosmique qui en résulte doit en toute logique être intégrée dans nos théories sur la vie avancée.
Dans le film "La vie est un long fleuve tranquille", la servante enceinte est peu crédible lorsqu'elle annonce naïvement à sa maîtresse qu'elle n'a jamais eu de rapport sexuel avec aucun homme. L'humanité peut-elle encore affirmer qu'elle n'a jamais été fécondée par des tuteurs cosmiques, alors qu'elle pourrait elle-même réaliser une telle fécondation de primates en apartheid ? Cette vision de son histoire - véritable déni de grossesse cosmique - reste peut-être encore plausible, mais est-elle toujours la plus vraisemblable ? Une telle évolution humaine qui restera sans doute toujours un peu ténébreuse relève plus d'une foi matérialiste et athée que de vraie science. C'est la version moderne de la foi des hommes les plus primitifs qui ne liaient pas la fécondité de la femme à des rapports sexuels, mais à "des forces magiques". Avec quelques contorsions quantiques, la science ne sort d'ailleurs pas du cadre religieux du Saint-Esprit avec sa dernière version d'un oeuf de Bigbang sorti d'un Néant vierge pour donner miraculeusement naissance à l'homme : un modèle loin d'être meilleur, sans pour autant contredire celui de Jésus né de Marie. La science et la technologie ouvrent actuellement la voie à une autre interprétation plus vraisemblable de l'évolution de l'espèce humaine, sans renier pour autant Darwin, mais au contraire en le confirmant : l'évolution de l'homme se serait globalement réalisée comme il l'a annoncée, mais elle aurait été un peu aidée "par un paysan cosmique préférant cultiver son champ pour le faire mieux fructifier, plutôt que d'attendre passivement une maigre cueillette toujours aléatoire".

Personne ne renierait ses convictions sur l'origine du monde : le croyant pourra toujours s'en tenir à sa foi, l'agnostique ou l'athée à son choix classique. Mais d'un point de vue rationnel pour tous, une Conscience Cosmique allant vers la perfection pourrait déjà bien être en cours de gestation chez les civilisations avancées. Il appartient dans tous les cas à l'humanité d'y pourvoir en prenant l'initiative d'un chantier cosmique de création en vue de la faire naître, déjà sur Terre. Une humanité qui ne se donne pas les moyens de se transcender ne sera pas vraiment capable de réelle conscience cosmique et s'autodétruira, ce qui stoppera net dans l'oeuf planétaire l'amorce d'un cancer universel.


Si l'homme le veut, un Etre de Transcendance (Dieu pour les croyants, une conscience collective allant vers la perfection pour les autres) naîtra et renaîtra, tel Osiris, dans des vagues successives nourries par un apartheid cosmique de paix éternelle. Par une communion de tous les hommes en vue d'une renaissance pour une semblable communion avec d'autres civilisations de voyageurs, l'humanité génèrera ainsi sa propre vague de transcendance cosmique. Vers un Dieu ou une force infinie de progrès bien plus proche de l'homme et rationnellement plus accessible à son entendement que le Dieu traditionnel de la plupart des religions terrestres qui sont devenues vite des intimes complices de la prédation capitaliste !

Ce Potentiel Transcendantal est un trésor cosmique qui attend patiemment un homme anobli, pourvu seulement qu'il le veuille ! Tout en ne pouvant jamais voir le bout d'un chemin de perfection, la création d'un tel Puits de Transcendance n'a en effet rien d'utopique pour un homme ayant foi dans son avenir, sa transcendance ne dépendant alors que de lui-même.

Le Silence Cosmique démontre déjà l'existence d'un potentiel de noblesse extraterrestre naturel ou non prêt à protéger un homme anobli. Mais comme pour l'individu refusant tout contrat d'assurance (voiture, vie...), le niveau de protection - ou l'Indice de Transcendance It - d'une espèce adulte et responsable refusant cette allégeance restera négatif sans couverture d'assurance cosmique. Il n'y aura pas d'accord cosmique sans allégeance préalable au nom de l'espèce humaine en tant que telle.

Vers un Grand Soir de communion : Des voyageurs déjà anoblis ne permettraient pas la survie d'une humanité prédatrice accédant au voyage. Ils attendraient dans l'ombre son anoblissement pour une commune ascension transcendantale, avec une aide extraterrestre précieuse dans les domaines suivants :
- Remise aux normes globale de la planète (faune, flore, eau, climat...)- Gestion économique et sociale de l'espèce, - Formation à la conscience cosmique, - Protection contre les périls : astéroïdes, cyclones, séismes, radiations, santé... - Hominisation d'une nouvelle espèce héritière, à partir de primates, - Sciences de la vie : connaissance du cerveau, de la conscience... - "Virtualisation" de l'homme, mariage de cerveaux, - Etres collectifs et transcendance de l'espèce, - Voyages et relations cosmiques, etc.

Tout autre pari mise sur l'inépuisabilité miraculeuse d'un oeuf planétaire et la mort de l'espèce. La brève histoire (~70 ans) de l'URSS étouffé par un anticommunisme planétaire de lavage de cerveaux acharné à lui pourrir la vie nous fixe-t-il une échéance ? Loin d'être un modèle mais de nature progressiste, le communisme était condamné à avorter, comme la femme enceinte recevant chaque jour son lot de coups de pieds au ventre, et qui avortera quand même tout en se défendant.

Toute communion ou choix de partage a besoin de paix et de bienveillance complice pour survivre et progresser. La vulgaire lunette de Galilée ne se serait elle non plus pas métamorphosée en un merveilleux observatoire astronomique Hubble sans une science complice. Au lieu de l'acharnement anticommuniste, une bienveillance occidentale aurait permis la naissance d'un tout autre communisme cubain (ou soviétique) avec un voisinage prêt à l'aider pour un accouchement par nature difficile ! Une malveillance capitaliste étouffe tout dialogue rationnel dans des guerres autodestructrices. Depuis l'Antiquité, et plus encore avec la science, tout frein mis à l'appétit insatiable des prédateurs est cassé ou exploité pour une destruction toujours accrue de la vie !

dimanche 18 juillet 2010

Le pari de l'autotranscendance

par Ariste (La survie, c'est l'adaptation de l'homme à son milieu, pas le contraire !)


Une dégradation incontestable de l'environnement terrestre est en cours : pollution généralisée, épuisement des ressources, biodiversité appauvrie, surpopulation et surexploitation de l'écosystème... Mais les hommes se querellent sans fin sur des mots dans des débats futiles, comme en d'autres circonstances jadis sur le sexe des anges.


Alors que le sort d'une espèce planétairement enfermée est en jeu, il est en effet futile de se quereller sur l'origine naturelle ou non de dangers déjà bien visibles. Chaque fuite de fuite de pétrole en mer (ex. ici dans le Golfe du Mexique) vient trop souvent nous rappeler la fragilité de notre écosystème.

Le réchauffement climatique est-il dû à l'homme ? Les experts du GIEC disent oui face à d'autres comme Claude Allègre moins affirmatifs sur sa nature et sur son existence. Mais la science n'organise jamais des élections. C'est la poursuite d'un vieux débat philosophique entre l'inné et l'acquis, ici entre le naturel et l'artificiel, et plus globalement entre Dieu et le hasard : des concepts qui ne s'excluent d'ailleurs jamais mutuellement. Il faudrait plutôt faire face à toutes les menaces qui pèsent sur la vie d'une espèce qui doit assumer sa responsabilité au lieu de la reporter sur une nature qui ne pourrait en assurer seule la charge.

- Un problème de droit cosmique jusqu'ici ignoré : Comme l'enfant reconnaissant dans son ascendance (parents, grands-parents, etc.) une transcendance, l'espèce doit reconnaître en la nature la sienne. Elle ne voudra donc pas la dompter en grandissant sauvagement comme les enfants y sont souvent conduits, mais se rendra séduisante pour mériter sa bienveillance : c'est l'espèce qui lui doit la vie, pas le contraire ! Comme toute vraie mère, la nature est à la fois bienveillante et exigeante. Elle sourirait déjà bien davantage si son droit de transcendance était reconnu et respecté.

- L' homme pourrait-il longtemps mépriser une loi de pesanteur cosmique imposée par une transcendance naturelle ou non placée au-dessus de toutes les autres lois physiques ? Le vrai droit cosmique est dicté par une nature qui transcende bien l'homme dont la vie en dépend, comme celle de l'enfant dépend bien de ses parents. Cette loi de transcendance s'impose à une espèce qui ne progressera qu'en séduisant une nature déjà assez intelligente pour lui montrer actuellement un désaveu total. Sans parler de Dieu, cette loi serait également imposée à l'humanité par des voyageurs interstellaires qui en deviendraient tout naturellement de fidèles gardiens. Ils ne pourraient laisser l'homme s'en prendre à l'univers après avoir dévasté la Terre, comme il le fait inconsciemment jusqu'ici. Un homme devenant conscient gardera son droit de vivre en respectant ce droit naturel de pesanteur cosmique dans son écosystème, ou il y sera contraint au même titre que les plantes et les bêtes nuisibles.  

L'être de transcendance que chacun doit former en apprivoisant la bête qui l'accompagne est oublié dans un monde édifié autour de l'individu et de la force. L'enfant gâté de l'homme (le plus fort : l'oligarque) assouvira toujours des ambitions les plus préjudiciables pour une espèce dont il n'est pourtant qu'un rejet. On lui construit des ponts en or de peur qu'il ne se sauve et ses moindres caprices sont d'avance exaucés : "il ne faut surtout pas qu'il délocalise en trouvant mieux ailleurs !". On légalise sa délinquance ou son crime pour le garder lui et les emplois qu'il pourrait si cela lui chante détruire...

Pour glorifier l'individualisme, la notion même de construction collective est diabolisée. Si le plus fort peut toujours s'affirmer au-delà de toute décence, l'espèce humaine en tant qu'entité (avec des droits et des devoirs) n'est pas encore vraiment née. Un homme enfermé comme un fauve en cage transforme peu à peu sa coquille terrestre en un cercueil cosmique : une humanité qui se meurt en nourrissant son cancer. Tout le monde, à commencer par l'oligarchie, devrait pourtant s'accorder pour dire que si l'entropie d'un système (son degré de désordre) se dégrade naturellement, une dégradation accélérée de l'entropie planétaire est actuellement mesurable, que dans la lutte pour la vie qui en résulte, les plus faibles en sont les premières victimes, et que s'ils pourraient être les derniers engloutis dans ce naufrage planétaire, les oligarques ne se sauveront pas en larguant tour à tour les plus faibles.

On peut certes se dire que la crise actuelle sera surmontée, que d'autres éclaircies climatiques et économiques viendront. Que le monde en a vu d'autres et que ceux qui se sont chargés de maintenir l'ordre planétaire ne sont pas totalement désarmés. Que la planète a encore plein de banques à piller et de petits porteurs à ruiner, mais que les bonnes volontés ne sont pas épuisées, et que de bonnes récoltes restent encore à faire...

Mais il reste que la vie planétaire est bien dans une phase de dégradation accélérée qui se poursuivra inexorablement avec le comportement actuel d'un homme qui a mis toute son intelligence au service de la prédation des plus faibles. Croire que cela pourra longtemps durer relève d'une foi naïve et religieuse pourtant bien ridiculisée en toute autre circonstance ! Si Malthus et d'autres (Marx, le Club de Rome ...) se sont manifestement trompés sur le calendrier qu'ils avançaient, ils ont bien diagnostiqué le problème essentiel : Un système clos ne peut indéfiniment contenir une espèce qui pullule en épuisant sans compter des ressources limitées. Aucune politique de développement durable ne permettra à la planète de donner demain à l'homme ce qu'elle n'a déjà plus.

Une fin de l'histoire biologique de l'homme prédateur : S'attendre à autre chose qu'à une mort actuellement programmée de l'espèce n'est pas rationnel ni cohérent avec une réalité observable. Sans pour autant se culpabiliser, la survie commande à un homme intelligent de se dépasser vraiment en se préparant à s'affranchir des contraintes matérielles liées à sa nature biologique de prédateur naturel. Toute culpabilisation le handicaperait en effet encore bien davantage ! Il doit seulement réaliser une autotranscendance de l'espèce toute entière, comme par exemple par une mutation artificielle de métamorphose des individus en vue de leur communion dans des êtres artificiels de synthèse, des nomades de nature purement virtuelle capables d'exister sur une Terre devenant à terme biologiquement inhabitable, ou n'importe où dans le Cosmos. L'espèce ne pourrait autrement se libérer d'un enfermement planétaire qui la condamne aujourd'hui à disparaître.

Comme pour le Titanic, l'homme se consacre jusqu'ici au sauvetage exclusif d'une oligarchie. Mais deux hypothèses l'attendent alors : 1) s'il est le plus avancé, l'évasion d'une seule élite ne peut conduire l'humanité qu'à l'édification d'un enfer de colonies solaires et galactiques destinées à s'affronter jusqu'à l'extinction de l'espèce et de toute vie extraterrestre. 2) si des voyageurs interstellaires existent déjà, ils auraient alors épargné l'humanité par leur seule discrétion s'ils ne lui avaient pas aussi donné la vie et l'intelligence. Ils attendraient alors de sa part de la bienveillance envers la vie.

L'existence de nomades cosmiques n'est pas une certitude, mais seulement un pari souhaitable pour l'homme en remplacement de son pari actuel bien plus risqué sur une foi religieuse de sa solitude dans l'univers. L'autre pari est plus rationnel : Comme le chat de Schrödinger enfermé "scientifiquement" mort et vivant à la fois dans sa boîte, leur avance considérable amènera des voyageurs interstellaires bienveillants "à rester morts et vivants  à la fois dans leur boîte invisible " tant que l'homme ne leur aura pas démontré sa volonté de les accueillir avec bienveillance. S'attendre autrement à des contacts officiels et bien établis exige leur reniement de toute paix cosmique, une reconnaissance de la violence humaine qu'ils ne pourraient accepter.

"Le refus obstiné de l'homme d'ouvrir la boîte" pour s'assurer de leur présence ou non maintient son choix actuel d'ambiguité. Il ne s'agit en réalité que d'un pari prédateur toujours reconduit sur la mort de tous ceux qui l'auraient dépassé et sur sa propre capacité de transcendance dans la malveillance. Cet investissement dans la malveillance sera à chaque fois furtivement accru d'autant (défi transcendantal contre défi prédateur) par ceux-là même dont l'existence est niée à priori par l'homme  : une stratégie cosmique bien plus rationnelle et douce qu'une colonisation brutale et sanglante que l'homme affectionne sur sa planète ! Un impérialisme terrestre qui s'arroge ouvertement le droit de punir injustement les plus faibles collectivement (Cuba, l'Iran, Corée du Nord...) s'étonnera-t-il d'une juste pénalité cosmique infligée à l'espèce toute entière par de nobles voyageurs pour l'amener à se comporter collectivement de façon responsable ? L'homme prédateur considère cependant jusqu'ici tout voyageur extraterrestre potentiel comme un autre pirate tel que lui-même avec lequel il faudra le moment venu partager le butin, et en attendant de voir, il en déduit naïvement que la place de superprédateur universel est à prendre ! Il devra pourtant faire le pari d'un voeu de silence de voyageurs déjà anoblis avec lesquels il ne pourra jamais se mesurer à son avantage scientifiquement ou par la force, alors qu'il le pourrait davantage en matière de sagesse : une humanité planétairement enfermée dans un écosystème qui s'épuise n'a que le choix de miser sur une sagesse universelle acquise par des précurseurs bienveillants, une sagesse intelligente voulant que dans ses relations avec les autres, le plus fort (le visiteur transcendant) s'abstienne toujours de mettre le plus faible (l'homme cette fois) dans une situation ou son ignorance et sa faiblesse sont flagrantes.


Un homme en voie d'anoblissement ne perdra ainsi jamais la face devant un voyageur interstellaire beaucoup plus avancé qui le dépassera toujours par ailleurs ! S'il devenait demain leader cosmique (vainqueur au Podium), un homme anobli laissera à son tour les espèces moins avancées dans la même incertitude sur son existence tant qu'elles ne se seront pas engagées à s'anoblir dans une vraie préparation à l'accueil d'éventuels voyageurs déjà attendus. Celles qui s'en abstiendraient seraient toutes consciemment ou non toujours malveillantes envers la vie, et donc infréquentables en attendant !

Une attitude responsable envers la vie exige un respect mutuel des deux parties concernées : le plus faible en démontrant qu'il est devenu fréquentable en se préparant activement à l'accueil, et le transcendant en ayant la délicatesse de ne pas déjà imposer sa force par sa seule présence (ou par la simple preuve de son existence) tant que l'autre ne sera pas prêt à l'accueillir dans la dignité, dans un vrai choix de reconnaissance cosmique.

Née du hasard ou non, la vie n'a sans doute pas besoin d'un Dieu pour expliquer le monde, comme l'affirment les athées et leurs proches avec parfois trop de certitude. Mais une fois née, elle n'aura pas non plus besoin de Dieu pour aller vers une forme de plus en plus complexe qui voudra naturellement se perpétuer ou tout simplement se protéger contre tout ce qui pourrait la détruire, allant ainsi vers une Transcendance qui viserait à atteindre précisément la perfection. Si Dieu n'était pas là au commencement du monde, il ne pourrait absolument pas être exclu qu'il soit là vers une fin ou un éternel recommencement fixé à un infini qui n'arrivera par définition jamais : la vie prendrait donc ainsi (si elle venait du hasard) ou reprendrait (si elle venait de Dieu) peu à peu possession de toute matière existante en s'organisant dans des structures virtuellement emboîtables gérées en apartheid cosmique. Comme d'autres modèles (le Bigbang), ce modèle cosmique d'évolution de la vie ne pourra sans doute jamais être testé en laboratoire. Mais pourquoi lui demanderait-on plus qu'aux autres ? Il s'appuie sur de solides bases bien établies qui pourraient par la suite être toujours mieux précisées pour l'améliorer : un silence cosmique bien observable, des distances interstellaires considérables rendant  néfaste pour la vie toute colonisation traditionnelle de la galaxie, une volonté incontestable de survie qui ne pourrait exclure les formes de vie les plus avancées, une tendance naturelle de l'homme à l'impérialisme...

La preuve transcendantale du "marché cosmique perpétuel"

 

S'il devient demain voyageur, qui à part des précurseurs plus avancés et respectueux du silence cosmique pourra contrôler un homme vraiment décidé à propager ce modèle rationnel de développement en apartheid auprès des espèces encore planétairement enfermées ?  D'autres voyageurs déjà établis ne pourraient pareillement être contrôlés par l'homme ! Comme en économie, un article pour lequel un marché potentiel ainsi que toutes les conditions nécessaires à sa production de masse existent déjà verra le jour le moment venu. Peu importe que Dieu existe ou non, "un marché cosmique perpétuel" existe bien pour sa création, sinon pour sa renaissance !  


Un homme descendu de son piédestal cosmique reconnaîtra qu'il serait un primitif moins avancé de milliers d'années au moins pour des visiteurs pacifiques (ovnis ?), un primitif qui ne deviendra conscient qu'en découvrant leur bienveillance de discrétion à son égard. Ils ne chercheraient donc pas à négocier avec lui, mais à entendre de sa part un nouveau langage traduit non par des mots qui ne coûtent rien, mais très concrètement par son comportement quotidien envers la vie planétaire (la flore, la faune, ses semblables...). Un homme prédateur ne pourrait demander à ceux qui se comporteraient envers lui comme il aurait déjà dû se comporter envers d'autres (les primitifs, les peuples colonisés)... de renoncer à un voeu de silence dont ils attendraient sa reconnaissance en tant que valeur. C'est un pari naturel implicitement inscrit dans le silence cosmique que toute espèce intelligente doit faire avant de sortir de son système.

L'homme propre prédateur de son espèce ? L'auto-transcendance de son espèce est une exigence cosmique : un test d'intelligence qu'il doit réussir pour guérir son cancer. Le ciel restera autrement silencieux jusqu'à la fin pour respecter son choix de ne pas renaître, et la nature reprendra ses droits. Une humanité refusant de sortir de la prédation par l'intelligence aura ainsi trouvé en l'individu son propre prédateur, dans une forme d'avortement cosmique déjà présente par son mépris généralisé envers la vie : un homme qui s'encombre si peu de toute vie qui le gêne dans sa prédation doit s'attendre à ce que la nature se comporte de même envers lui. Des nomades interstellaires déjà anoblis protègeraient ainsi leurs champs contre l'invasion d'un homme prédateur, comme le cultivateur protège le sien contre l'invasion de mauvaises herbes ou de bestioles.

Un Vrai Paradoxe Cosmique de survie doit donc être énoncé en cette fin de l'histoire biologique : les privilégiés qui se sont appropriés presque toutes les clés de l'avenir de l'espèce doivent assurer sa survie avant qu'il ne soit trop tard en se dépouillant eux-mêmes peu à peu de tous leurs privilèges sans exception. Les défavorisés ne pourraient que les y aider, aucune force humaine autre que celle d'une profonde conviction de leur faillite inéluctable ne pouvant les y contraindre. Ils ont prouvé qu'ils sont devenus les plus forts et potentiellement les plus sages capables d'assurer le salut de l'espèce dans la paix et le respect du Silence Cosmique. L'humanité ne pourra autrement prouver qu'elle est capable et digne de transcendance, et la bête humaine restera planétairement enfermée jusqu'à la fin.

- De grands privilégiés tels que Bill Gates et Warren Buffett auraient-ils déjà pris conscience de cette exigence cosmique en cédant une part importante de leur fortune à des oeuvres caritatives (The Giving Pledge) ? Il ne s'agirait alors en aucun cas de charité ni de philantropie comme on le présente généralement. Mais si leur démarche était sincère, il faudrait saluer cette timide amorce d'une sortie de l'autodestruction dans laquelle les plus forts deviendraient également les plus sages au bout d'une longue et persévérante métamorphose cosmique.


L'existence "d'un Dieu en puissance" est rationnelle et probable : une force de transcendance cosmique née naturellement il y a des millions ou des milliards d'années d'une civilisation telle que la nôtre qui pourrait elle-même reprendre collectivement le flambeau en s'anoblissant à son tour, après des millions d'autres espèces déjà anoblies. "Une Force Tranquille" allant discrètement depuis vers une perfection qu'elle n'atteindra d'ailleurs jamais... qu'à l'infini.


Pas de statistiques sans de vraies données. Mais notre seule galaxie compte ~ cent milliards d'étoiles et sans doute au moins autant de planètes. Il est admis que la vie intelligente pourrait banalement naître et à raison d'un foyer sur un million de planètes, ~ cent mille foyers de vie galactique sont donc de potentiels candidats à une évasion d'une prison planétaire fatale à terme.  Avec une durée moyenne de vie d'une dizaine de millions d'années par foyer (~ âge qu'aurait notre plus vieil ancêtre)  ~ dix millions de foyers meurent ou s'évadent donc chaque milliard d'années. Un seul d'entre eux ayant réussi le choix optimal d'un anoblissement en apartheid cosmique aurait furtivement aidé les autres en tentant doucement de leur dévoiler cette unique façon d'entretenir le feu de la vie.


Si un boson de Higgs furtif ("particule de Dieu") est statistiquement vrai à 99,9999 % (5σ) dans le LHC européen pour "garder sous les mêmes lois une physique traditionnelle et une autre plus avancée (quantique)", une Transcendance Cosmique forcément furtive ne le sera pas moins pour "protéger de même une vie traditionnelle et une autre plus avancée" dans l'univers !


Une force collective de synthèse vouée à une préservation nécessaire de la vie (le Bien), renaissant de plus belle (à l'image d'Osiris) en reprenant à chaque fois racine dans une nouvelle civilisation entre temps éveillée, et pourquoi pas demain dans une humanité devenant consciente. Une voie naturelle de progrès (vers Dieu, vers le Bien) sur laquelle tous les hommes pourraient se retrouver (croyants, incroyants, agnostiques) ! Les conditions de renaissance de cette transcendance sont réunies sur cette planète. Seule une espèce inconsciente incapable de se sauver elle-même la ferait avorter en s'obstinant dans la violence et la prédation.
Même si la vie n'était qu'un accident (Jacques Monod "Le hasard et la nécessité"), la nécessité de sa préservation rendra une conscience cosmique éternelle. Un homme intelligent n'attendra pas d'être à genoux pour pousser son cri d'allégeance: " A lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres" disait déjà Monod de façon prémonitoire. Un homme qui a déjà décrété la mort de Dieu pourrait-il aussi provoquer l'avortement cosmique d'une transcendance au moins potentielle ? Comme la femme enceinte, une humanité porteuse de transcendance cosmique accouchera, selon son choix de comportement envers la vie, d'un seigneur des ténèbres et de l'autodestruction (le Mal) ou d'un Dieu de lumière en puissance (le Bien). Qu'elle le veuille ou non.


mardi 1 juin 2010

Une séduction cosmique de survie

par Ariste

Seule une absence de traces de malveillance cosmique a vraiment été constatée par Fermi dans notre écosystème et dans la Galaxie. Des traces de bienveillance d'une vie naturelle ou non sont quant à elles bien visibles, en tous cas sur notre planète.

- Des voyageurs interstellaires sont donc encore inexistants.
- Ou ils sont alors bienveillants et furtifs, ne laissant pas de traces observables par des espèces moins avancées telles que la nôtre : des malveillants tels que les pollueurs terrestres ne seraient pas délicats au point de prendre soin d'effacer si bien leurs traces ! L'humanité devrait alors apprendre à en faire sagement autant si elle veut un jour pouvoir s'évader de son étoile et survivre. Aucun visiteur ne s'est jamais présenté ? Croire que des voyageurs interstellaires ne pourraient échapper à notre observation relève de la foi et non de la science.
 
Le silence cosmique ne laisse en effet que ces deux hypothèses également vraisemblables, mais un homme resté prédateur a déjà parié sur la première avant toute réflexion, à savoir, l'absence d'une sagesse extraterrestre plus grande que la sienne. On disserte souvent "scientifiquement" sur la différence à établir entre savoir et croire, mais cette croyance de la science est dans ce cas ignorée puisqu'elle fait mine de penser en ne la dénonçant pas que ce choix est fondé sur un savoir, alors qu'il ne s'agit que d'une foi des plus grossières : il y a à ce sujet un tabou qui interdit même d'en parler. On se moque de la foi dans tous les autres domaines, mais pas là ! 

Certes, aucune trace de vie extraterrestre n'a été observée. Mais outre que seules des traces de vie semblable à celles de notre décadence terrestre pourraient être scientifiquement détectées, un homme intelligent et impérialiste sait que des traces de vie plus avancées que la sienne lui seraient furtivement cachées, comme il cache déjà les siennes pour déjouer les manoeuvres de ses adversaires terrestres moins avancés (les hommes tout autant que les bêtes) en vue de leur imposer sa loi ou de les exterminer. Des voyageurs interstellaires bienveillants qui viendraient nous observer seraient encore plus invisibles et performants que nos drones, et l'homme ne pourra donc jamais scientifiquement les détecter ni les approcher s'ils ne le souhaitent pas, ce qui pourrait très vraisemblablement être le cas. L'avance technologique et scientifique qu'ils détiendraient ne pourrait être comblée comme on fait mine de le croire. Parier sur leur inexistence comme l'homme le fait en tout (son armement, sa façon violente de vivre ...) ne relève pas d'une foi dans le savoir et la science, mais dans sa prééminence cosmique et dans sa force.

La science repose elle-même sur une part naturelle de foi (ou d'imprécision) qui lui permet fort heureusement de se perfectionner longtemps après lorsque la faute initiale n'était pas voulue (ex. rotation du périgée de Mercure). Mais toute déviation s'aggrave inévitablement quand il s'agit d'une faute faite ou conservée à dessein pour conforter le coupable dans sa déviance : comme avec toutes les drogues, l'appétit de la violence vient en mangeant ! Des deux hypothèses ci-dessus, c'est bien la furtivité naturelle d'un voyageur plus avancé de milliers d'années qui est la plus vraisemblable d'après la science elle-même (l'éthologie,  la sociologie...). Le silence cosmique nous annonce naturellement que seuls des bienveillants se tairaient ainsi, et une attente de la venue possible de tels visiteurs chez un homme resté prédateur lui-même est donc aussi incohérente et incongrue qu'une attente de l'arrivée d'une colonne de manchots au milieu du Sahara. Pourquoi alors ne pas en tenir compte au lieu de leur adresser des messages faussement naïfs démentis par un surarmement de plus en plus menaçant ? Pourquoi surtout ne pas changer pour rendre l'humanité responsable ? Qui vanterait sinon encore une colonisation menée par une oligarchie de brutes inconscientes, une souillure qui reste honteusement gravée sur nos momuments et sournoisement poursuivie par un capitalisme de prédation planétaire ? 

Un cancer  généralisé de l'espèce

 

Les métastases du Mal terrestre partent déjà de là : L'homme a fait jusqu'ici le mauvais choix avec son pari sournois sur la loi du plus fort et sur sa prééminence cosmique, et sa décadence se poursuivra donc tant qu'il n'aura pas assumé toutes ses responsabilités de véritable gestionnaire de son écosystème. Une incohérence (la prédation capitaliste) ignorée ou nourrie à dessein dès le départ mène fatalement à un engrenage d'incohérences de plus en plus critiques apportées pour tenter à chaque fois et toujours à chaque fois en vain de cacher les précédentes. Il ne s'agit aucunément là d'une théorie de complot traditionnel ou d'une prophétie de malheur toujours trop facilement taxées de ridicule pour mieux s'en dédouaner, mais de simple bon sens commun : comme dans la machine, la pièce détériorée causera une dégradation accentuée de toute la mécanique si elle n'est pas changée. L'homme devra la réparer à temps pour survivre.       


Une humanité planétairement enfermée et confiante dans son propre avenir devrait pourtant parier sur l'existence au moins potentielle d'une civilisation de nomades interstellaires qu'elle pourrait aller rejoindre, ou à défaut constituer : des nomades de transcendance discrètement retranchés derrière un mur de silence cosmique annonçant implicitement leur bienveillance aux espèces se comportant sagement de même - une discrétion cosmique qui devient ainsi une démonstration de bienveillance avant tout contact interstellaire. Une sage allégeance cosmique que le plus fort, nomade interstellaire déjà confirmé, se serait lui-même imposée avant de l'exiger du plus faible encore simple candidat au voyage.

Cette loi de bienveillance cosmique exprimée depuis toujours par un "silence intrigant sinon inquiétant des espaces infinis" devrait en effet déjà être respectée par toute espèce consciente et responsable. La vie ne pousserait pas mais s'éteindrait inexorablement sans une réduction constante d'une souffrance universelle née de l'ignorance et de l'inconscience : la conscience cosmique du plus fort (celui qui souffre déjà moins) l'amènera ainsi sagement à ne jamais imposer sa volonté au plus faible (celui qui souffre déjà trop) en respectant sa liberté par une aide toujours furtivement apportée à surmonter dignement sa souffrance, en vue d'un épanouissement de communion dans une création toujours plus riche et complexe.  




Une humanité qui pullule dans un écosystème qui s'épuise s'évadera-t-elle à temps vers les étoiles pour une communion transcendantale ? Les malveillants ayant déjà été exclus par ce silence cosmique exigeant, l'existence ou non de voyageurs interstellaires bienveillants est donc vitale pour une espèce dont la seule ouverture donne sur un monde extraterrestre qu'elle devrait en toute hypothèse déjà chercher à séduire en vue d'une cohabitation de survie et d'épanouissement : Une cohabitation avec une avant-garde cosmique d'une civilisation de nomades qui l'aurait jusqu'ici respectée malgré sa vulnérabilité et qui mériterait donc déjà bien son allégeance.


Un contre-exemple de colonisation à ne pas reprendre :

Une colonisation terrestre réalisée en violation de tout respect cosmique est toujours poursuivie par l'homme sous d'autres formes de prédation : un capitalisme devenu planétaire. Ce refus de tenir compte d'une expérience concrètement vécue confirme sa volonté de prédation. Comment des voyageurs bienveillants pourraient-ils lui faire confiance ? Nos "prophètes et visionnaires" (romanciers, cinéastes...) de religion scientifique n'ont que des modèles de prédation à proposer à l'homme pour son avenir : des civilisations hyperprédatrices (type Kardashev et autres) engloutissant l'énergie des étoiles, des galaxies, et même de l'univers tout entier (sphères de Dyson et autres gadgets) à des fins non pas de bienveillance et de préservation de la vie, mais d'objectifs purement égoïstes. Face à de tels superprédateurs en puissance, aucune force transcendantale n'envisagera d'établir des relations quelconques. L'humanité doit déjà démontrer son aptitude à la bienveillance cosmique avant tout contact extraterrestre.

Cette violence des idées reflète une préparation permanente de l'espèce à la guerre. L'homme ne survivra qu'en se préparant au voyage interstellaire, et donc aussi, et préalablement, à l'accueil de voyageurs auxquels il devra déjà prouver sa bienveillance. Or, tout son comportement prouve jusqu'ici le contraire : son armement spatial et ses tentatives répétées de rompre le silence cosmique (SETI, NASA, CNES/GEIPAN...) vont à l'encontre de tout respect envers les extraterrestres quels qu'ils soient, comme il apparaît dans les deux hypothèses envisageables - l'existence ou l'absence de voyageurs ("ovnis intelligents") dans le voisinage terrestre :

Hypothèse d'un Podium Cosmique à conquérir (pas d'ovnis intelligents) : Sachant que des plus avancés qu'il ne pourrait exclure auraient déjà toléré sinon approuvé son incursion, tout explorateur interstellaire intelligent et bienveillant (tout bon chasseur) se gardera des autres en cachant ses traces derrière des phénomènes ou des obstacles apparemment naturels. Une rupture délibérée du silence cosmique (ex. SETI, etc.) relève de la provocation ou de la maladresse, l'homme s'interdisant ainsi avant de partir toute observation "éthologique" discrète d'espèces moins avancées dont l'évolution ne pourrait qu'être perturbée par une connaissance prématurée (science, technologie, philosophie...) qu'il leur apporterait maladroitement. (Christophe Colomb serait ainsi resté au large de l'Amérique s'il avait été transcendant. Seuls des marins savants discrètement déguisés en indiens seraient venus préparer les autochtones à une vraie rencontre de respect cosmique). Un candidat au voyage interstellaire vraiment responsable commencerait donc par se taire et par laisser le moins de traces possibles de son existence derrière lui pour garder toutes ses chances de réussite jusqu'à son arrivée. Il ne s'agirait pas ici d'épreuves électorales faciles à truquer et si chères aux prédateurs terrestres. D'autres prédateurs extraterrestres moins bavards pourraient attendre l'homme à la sortie terrestre, et une mutuelle destruction étoufferait sans doute bientôt un vacarme naissant, mais déjà menaçant pour un silence cosmique que tout digne prétendant au Podium voudrait aussi préserver.

Car un véritable trésor cosmique, une place bien abritée de Pacificateur Universel attend l'heureux gagnant à son arrivée derrière un mur de silence qu'il aurait préservé de toute violation : un gagnant devenu un nomade de transcendance désormais en mesure de proposer (sans colonisation ni violence) une allégeance de paix à tous les candidats locaux au voyage interstellaire : un silence cosmique noble et généreux dans toutes ses implications de paix et de bienveillance universelle. Il serait donc dommage que l'homme détruise ce potentiel providentiel de pacification cosmique en voulant prématurément clamer une prééminence qu'il ne pourrait d'ailleurs revendiquer avant d'avoir gravi les dernières marches du Podium : Un homme qui se comporte jusqu'ici dans l'univers comme "un éléphant dans un magasin de porcelaines", mais aussi, et plus dangereusement, comme un vulgaire superprédateur en puissance. Superprédateur lui-même ou digne prétendant au Podium Cosmique, celui qui l'empêcherait de faire trop de dégâts dans l'univers ferait déjà oeuvre utile.




Face à un Cosmos qui se tait aussi noblement, l'homme actuel, prédateur et pollueur invétéré, a le comportement de celui qui se croit le plus fort et le plus beau :

"Miroir, mon beau miroir... surtout tais-toi ... et ne parle jamais !

  1. Dans l'hypothèse d'un Podium
    Cosmique déjà conquis (
    ovnis intelligents),
  2. cette discrétion de voyageurs interstellaires bienveillants est alors un voeu cosmique rendant vaine toute tentative de rupture d'un silence appelé à durer tant que l'homme ne sera pas descendu de son piédestal.
    1. C'est ce que révèlerait un silence cosmique dans une sagesse que doit découvrir un homme jusqu'ici mauvais joueur, dont les appels répétés aux extraterrestres annoncent avant tout une menace potentielle de viol et de prédation des espèces moins avancées que la sienne : un être qui se prépare plus que jamais à devenir un superprédateur, comme le confirme bien sa violence affichée partout, y compris dans un cosmos qu'il arme déjà. Contre des voyageurs pratiquement invulnérables, à quoi bon en effet une menace dérisoire qui n'attire que des malveillants ? Les bienveillants qu'il faudrait apprendre à séduire n'interviendraient pas entre des prédateurs tels que l'homme. S'ils les laissaient s'évader, ce ne serait alors que pour les laisser s'affronter dans une mutuelle extermination salutaire de leur malveillance. Nos appels aux bienveillants sont donc voués à l'échec tant que l'humanité n'aura pas changé de comportement. Dans le camp de la paix terreste ou cosmique, les actes parlent mieux que les paroles : les messages d'un homme engagé sur le chemin de la conscience se traduiront dans un langage de paix compris de tous les voyageurs bienveillants : il aura un comportement équitable envers sa planète, ses semblables, la nature, la vie terrestre sous toutes ses formes... Ces voyageurs-là ne seront pas séduits par une humanité jusqu'ici aussi peu séduisante. Son attitude agressive ne pourra que les conforter dans leur voeu de silence : avec ou sans l'intervention de prédateurs extraterrestres que des voyageurs bienveillants garderaient sous controle tout autant que l'homme, une espèce obstinée dans la prédation comme l'humanité actuelle finira par s'autodétruire, débarassant ainsi l'univers d'une métastase cosmique potentiellement dangereuse pour la vie universelle.

Une aide extraterrestre à la mutation cosmique pourrait être apportée à l'humanité. Mais comme le jeune arrogant qui doit sortir de son adolescence pour devenir un adulte conscient et responsable, l'espèce doit auparavant sortir d'un âge ingrat de prédation. Elle démontrera au cosmos sa bienveillance en se préparant à l'accueil des voyageurs et à l'évasion d'un homme prêt à s'engager, seul ou non, dans le maintien d'une paix universelle, derrière un Mur de Silence Cosmique déjà pris ou à prendre. Après une transcendance de la matière vers la vie, "un autre Bigbang" semble requis pour passer de l'intelligence à une conscience de responsabilité. La Transcendance ne se révèlera peu à peu qu'à un homme qui parviendra à la séduire en adoptant la même stratégie cosmique de séduction envers d'autres espèces moins avancées.

Inépuisable comme la science, une transcendance au moins potentielle déjà révélée dans la configuration même de l'univers le serait davantage avec l'existence de nomades cosmiques. Le rasoir d'Ockham pointe vers une reproduction matricielle de tout ce qui existe déjà après une existence sous d'autres formes, sans l'oeuf ni l'oiseau ou "le rien" original des croyants traditionnels ou autres. "Tout se transforme" : l'existence sous toutes ses formes n'est qu'un reflet d'une présence cosmique qui était déjà là on ne saura sans doute jamais comment. La question de l'origine ne se pose pas rationnellement. Il ne reste que des traces de vie et de mort (Bigbangs et Bigcrunchs d'univers dont le nôtre, naissances et morts de galaxies, d'étoiles, de planètes, d'espèces...). L'humanité pourrait devenir l'une des racines d'une Transcendance qui se renouvèlerait (cf Osiris) suivant un modèle d'évolution unique de tout ce qui existe.



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mercredi 20 janvier 2010

Survie de l'homme et silence cosmique

Par Ariste


Face à des drames tels que celui vécu en Haïti, l'homme rêve d'une miraculeuse assurance tous risques. Et en son absence, il se retourne contre toute force qui le dépasse : celle "d'une transcendance" qui est alors, selon ses convictions, la nature, Dieu, le sort, la Providence. Ou des extraterrestres...
Rendre l'humanité plus séduisante : Avec une avance de milliers d'années au moins sur nous, des visiteurs venant seulement des plus proches étoiles représenteraient en effet déjà une forme de transcendance pour l'homme. Leur silence serait donc bien voulu, et un homme qui se rend déjà invisible pour ses propres semblables moins bien armés (radar, avion furtif, satellite...) ne peut prétendre pouvoir découvrir des êtres aussi avancés malgré eux. C'est pourtant ce que proposent de faire de vrais chercheurs (cf. Jean-Pierre Petit, CNES/GEIPAN, NASA/SETI, etc.). Leur voyageur ET est un chat-fantôme prédateur jouant avec une souris-homme elle aussi prédatrice et donc battue d'avance. Si cette attitude irrationnelle est bien conforme à celle de l'homme, il est invraisemblable qu'un voyageur extraterrestre soit à la fois prédateur et respectueux du silence cosmique. Le chat de Schrödinger peut être à la fois mort ET vivant, mais compte tenu du silence cosmique, un voyageur en visite EST la fois à bienveillant et furtif, OU alors inexistant. En allant à sa recherche, l'humanité ne peut donc l'attirer qu'en devenant elle-même séduisante.


"La chasse aux ET" ne peut être gagnée par une petite minorité de spécialistes, mais doit rester sur des bases comprises par chacun : la raison et le bon sens. La science n'apportera rien de plus face à des êtres de transcendance qui ne seraient pas attirés par des savants, mais par une humanité tout entière enfin capable de séduction en devenant digne de confiance. Seul un respect cosmique de bon sens et de raison - "la chose du monde la mieux partagée" - rendra l'humanité séduisante.

Un chemin de paix terrestre : Enfant d'une espèce malade, le travailleur voudrait saboter la machine apportée par un semblable privilégié qui veut convertir tout l'héritage cosmique en outils de prédation. Privilégié et déshérité oublient que l'outil d'héritage doit être constamment maintenu et perfectionné, comme la lunette de Galilée métamorphosée en Hubble, par une espèce en communion autour des deux plateaux d'une balance qui se cache derrière tout outil de production : une espèce veillant à bien peser au profit de tous les hommes des valeurs républicaines bien rationnelles (liberté, égalité, fraternité), des valeurs que toute transcendance trouverait séduisantes. Les Canuts devaient donc cesser de saboter les métiers à tisser, mais les privilégiés doivent aussi cesser de casser la balance de l'humanité en surchargeant stupidement ses deux plateaux de leurs privilèges, comme ils l'ont toujours fait : à la Colonisation, à la Révolution Française, à la Révolution Soviétique, à Cuba, au Vietnam, et partout avec la Mondialisation sauvage de robotisation actuellement menée par une petite oligarchie planétaire d'hyper-riches...


Comme le syndicat abandonnant malgré lui des travailleurs critiques mais jamais solidaires, une transcendance exigerait aussi une cotisation cosmique de l'humanité. Acquise ou apportée, l'intelligence dit à l'homme que rien n'est inépuisable sans création et qu'il ne pourrait vouloir pousser comme l'herbe folle sans aucun respect. Une vraie transcendance serait plus rationnelle que l'image traditionnelle d'un Dieu resté trop éloigné ! Une participation à l'entretien d'une existence transcendantale déjà potentielle en l'homme lui-même devrait s'intégrer dans un instinct collectif de survie. S'il existe des voyageurs interstellaires, pourquoi une espèce prédatrice serait-elle préservée au-delà d'une "adolescence cosmique" tolérable ? L'être intelligent doit faire sienne une loi de survie qui lui dit qu'il ne pourrait lui-même fixer ses frontières, mais s'en remettre pour cela à une force transcendantale qu'il doit reconnaître tout en aspirant légitimement à la comprendre. Comme le jeune arrogant qui veut imposer sa loi, un homme obstiné sera ramené à la raison par une transcendance qui tient vraiment à lui. Il ne pourrait toujours vouloir recevoir sans apprendre à donner.

Qu'en serait-il alors de la justice ? Les déshérités sont en effet les premiers frappés face à des privilégiés mieux armés pour prendre d'assaut les meilleures places en toutes circonstances. Mais une transcendance qui s'adresse à l'espèce entière attendrait des plus forts le même respect cosmique dans cette sous-traitance d'un ordre terrestre qu'ils se sont par la force octroyée, mais qui relève d'une responsabilité collective. Elle ne se laisserait donc pas déchirer en intervenant entre les privilégiés et les déshérités d'une espèce qui ne deviendra séduisante qu'en prenant collectivement conscience par son autotranscendance. Si l'intelligence finissait par l'emporter, la bête humaine mettra au monde un homme capable de transcendance, et les comptes de chacun seraient alors apurés, celui du privilégié venant seulement en dernier.


Artiste, profane ou savant, un champion ne peut que gagner un trésor à partager, fruit d'une découverte dont les conséquences n'apparaîtront qu'après une longue pratique, comme ce fut toujours le cas (la notion de droit, l'avion, l'idée républicaine, l'atome, la notion de socialisme, la TV...). Mais ce retard de la conscience sur le savoir (pesanteur cosmique) est accentué par la prédation. Pressé de recevoir son trophée, le champion souvent singe savant évite en effet les gradins des déshérités pour ramener le trésor qu'il a conquis à un parterre de privilégiés qui le convertissent aussitôt en armes de prédation. Une espèce intelligente doit donc savoir qu'aucun de ses champions ne franchira "le seuil critique de la survie cosmique" si elle ne séduit pas une transcendance potentiellement existante : des cols aussi difficiles ne pourraient avoir été reconnus sans être depuis entretenus et gardés. Si les lois de l'évolution peuvent gérer une vie encore primitive dans chaque système stellaire, la neutralisation de tout porteur de bombes au passage de la frontière interstellaire serait encore bien mieux contrôlée qu'à l'entrée dans nos avions modernes, comme le confirmerait le silence cosmique.

Les responsables des malheurs des Haïtiens sont bien connus : Haïti, ancienne Hispaniola, escale avant l'Amérique, peuplée alors par plus d'un million d'habitants exterminés après le passage apocalyptique de Colomb, repeuplée par des esclaves venus d'Afrique, rançonnée par une France esclavagiste, tenue sous embargo pendant un siècle pour avoir voulu se libérer, comme Cuba actuellement. Comment se relever après un tel acharnement de prédateurs ? Les malheurs actuels de l'île seraient déjà moindres sans une misère qui révèle l'inhumanité d'un capitalisme de prédation planétaire et d'une colonisation poursuivie avec la mondialisation. La situation en Haïti, tout comme demain peut-être celle d'une île de la Réunion déjà surpeuplée et de plus en plus fragilisée, et celle de bien d'autres régions du monde encore plus en danger... est à l'image de la lente agonie qui attend une espèce livrée à la prédation capitaliste. En misant sur l'absence de transcendance, l'humanité fait un pari stupide : si elle se trompe, elle est condamnée à disparaître en préparant elle-même sa propre autodestruction.


Le Silence Cosmique exclut rappelons-le toute menace incontrôlée de prédateurs cosmiques, mais pas l'existence de voyageurs bienveillants que l'homme ne pourrait vouloir fréquenter sans se désarmer. Son attitude est celle d'un prédateur qui parie sur une place de superprédateur à saisir dans un univers dont il deviendrait alors le maître. C'est un choix stupide de roulette russe pour l'espèce.

En route vers une exoplanète portant a priori une espèce parvenue au niveau de l'humanité vers l'an 1000, l'homme aurait tout le temps de réfléchir pendant le voyage (~500 ans ?) : Pourrait-il rompre un Silence Cosmique qui lui annonce que des voyageurs faisant voeu de silence peuvent exister malgré l'absence de traces ? Cette loi de silence cosmique qu'ils auraient alors adoptée, sinon instituée, ne pourrait être rompue impûnément par personne, et un sage voyageur se tairait donc en restant à distance des autochtones encore enfermés qu'il viendrait à découvrir. Il ne se mêlerait à eux que par le moyen d'artifices (robots furtifs, "miracles et apparitions", ovnis, voix, télépathie?...), en vue d'étudier leurs moeurs et leurs langues pour les amener à miser sur son existence dans une forme d'approche cosmique amoureuse. Un voyageur de transcendance n'appellera jamais personne à la communion sans avoir été sollicité : la réalité même de son existence devra rester pour chaque espèce un pari, un choix de chasseur (être ou bête) préparé à découvrir un dernier invité qui le transcendera en sagesse et qu'il respecte déjà par une place réservée à sa table : un pari cosmique sur l'existence d'une "transcendance" au moins potentielle dont on ne peut que ménager la bienveillance par un accueil tout aussi bienveillant déjà offert à ses propres semblables, et qui commande à l'humanité de se montrer discrète et désarmée face à un Cosmos qu'elle ne pourrait en aucun cas vouloir défier.

Une rencontre interstellaire imposée est un inceste cosmique. La colonisation l'a démontré, et Haïti en est un triste exemple : des contacts entre des civilisations aussi différentes sont néfastes et dégradants pour les moins avancées. L'homme commettrait ainsi un crime d'inceste jamais commis par des voyageurs, comme l'atteste le silence cosmique.



La survie de l'humanité dépend de ce choix de respect cosmique : des espèces trop avancées par rapport à d'autres doivent rester dans l'ombre, comme des enfants d'âges trop différents qui ne pourraient jouer ensemble. Mais l'humanité s'engagera-t-elle à respecter les espèces extraterrestres moins avancées pour pouvoir séduire d'autres plus avancées : un respect naturel entre des semblables au moins potentiels. Le silence cosmique s'explique par cette communion attendue entre le plus fort et le plus faible. Tout candidat à un premier voyage doit déjà accomplir ce geste de paix et d'allégeance envers tout voyageur prêt à l'accueillir comme son semblable. En attendant patiemment et en silence l'éveil de l'homme à l'intelligence, un tel voyageur serait pourtant déjà bien séduisant et mériterait d'être remercié pour avoir épargné l'espèce d'une prédation cosmique bien pire que celle laissée dans le sillage de Christophe Colomb.

Les armes de l'homme ne révèlent pas ce choix de séduction cosmique. Un capitalisme de prédation poursuivi par la Mondialisation conduit l'homme à profiter de la faiblesse de ses propres semblables pour en faire des proies encore plus vulnérables. L'accès à l'espace interstellaire ne serait pour lui qu'une extension de son champ de prédation. Le capitalisme empêche l'homme de faire ce pas décisif de paix prouvant à un Cosmos Intelligent qu'il respecterait ses semblables en sortant de son système. Il montre au contraire un poing menaçant de prédateur à la recherche de proies : Le capitalisme met l'humanité en danger d'autodestruction.


Le silence cosmique rassure l'homme en lui rappelant que "si le ciel peut lui tomber sur la tête", tout Mal venant du cosmos lui a été jusqu'ici épargné. Les chemins de l'ordre étant plus difficiles à prendre que ceux du désordre, cet ordre naturel est déjà troublant. La nature aurait donc acquis une intelligence dont l'homme ferait bien de s'en inspirer, et la théorie de l'évolution démontre sa persévérance à ne retenir que les espèces les mieux adaptées à la survie. L'homme ne survivra qu'en apprenant à coopérer avec la nature au lieu de vouloir la dompter, et il n'y aura pas de salut individuel tel que le prône planétairement un capitalisme de prédation autodestructeur. Née naturellement ou non, l'humanité doit apprendre en s'anoblissant qu'elle n'est qu'en gestation chez une mère nature qu'elle ne pourrait indéfiniment épuiser : une mère qui, suivant une loi bien connue, devra dans la douleur l'expulser le moment venu...

- Soit par une renaissance associant cette fois tous les hommes en communion,


- Soit par un avortement apocalyptique de l'espèce tout entière.

Science et religion se sont séparés à propos d'un débat autour d'une bouteille cosmique : une religion optimiste soutenant que la bouteille était à l'origine au moins à moitié pleine, face à une science prudente affirmant au contraire qu'elle n'était au mieux qu'à moitié vide. Leurs chemins pourraient demain s'unir dans une transcendance qui annoncerait que notre bouteille est un bateau également rempli de matière et de pensée. Un bateau qui sèmerait toujours un peu de son intelligence en vue d'une future moisson : une pensée ainsi enrichie au cours d'une longue croissance et récoltée par un équipage qui la reconnaîtrait dans la conscience d'une nouvelle humanité enfin rassemblée. Naturel ou non, l'ordre universel garanti par le silence cosmique est un trésor que l'homme doit préserver, en déclarant préalablement son allégeance à tout messager potentiel porteur de cette Bonne Nouvelle : "L'espace interstellaire est libre de tout prédateur et prêt pour la renaissance d'une nouvelle humanité !" L'homme doit dès lors la mettre au monde afin qu'elle se prépare elle aussi à faire respecter le silence cosmique en allant annoncer à son tour la Bonne Nouvelle à toute espèce qui se préparerait, comme la nôtre, à entreprendre son premier voyage interstellaire.

Des messagers de paix attendraient déjà l'homme à ce rendez-vous cosmique, prêts à l'aider dans une renaissance de l'humanité. Mais prêts aussi à l'abandonner à son sort tragique si elle refusait à vouloir séduire en s'anoblissant. Le milieu interstellaire doit rester un espace interdit à toute malveillance. L'allégeance ne sera pas imposée par la force : la main extraterrestre ne retiendra pas une main humaine qui se dérobe, mais seulement celle d'une espèce qui se donne franchement.

Une greffe gigogne "en poupées russes" :

Des êtres trop dissemblables ne pouvant cohabiter en paix, un monde cohérent ne peut les faire vivre ensemble. En rencontrant l'autre, l'être intelligent doit aussi accepter sans négocier de le traiter vraiment comme son semblable. Cette évidence était carrément niée par l'homme jusqu'à récemment, et elle n'est encore aujourd'hui acceptée que dans les mots...

Une façon cosmique de faire : Dans sa cale terrestre, le navire-école de la transcendance prépare l'enfantement d'un créateur. Un autodidacte cosmique issu de la prédation et appelé à se former en suivant les modèles laissés là par un Maître de transcendance logé plus haut, un être invisible et silencieux qu'un petit prédateur ne rencontrera jamais. Seul dans sa cale, il ne pourrait en effet prétendre accéder qu'au premier pont ou l'attendent sans doute d'autres créateurs déjà sortis de leurs cales et bien décidés à lui en interdire l'accès tant qu'il n'aura pas suffisamment grandi. Comment passer enfin dans la cour des grands ? Il serait vain de vouloir y accéder par la force comme le pousse tout naturellement à le faire son instinct de prédateur. Le Maître ne lui parle jamais que par sa façon de faire exprimée dans des oeuvres sans doute laissées là à dessein, des modèles qu'il ne peut que reprendre pour y découvrir parfois des réponses à ses questions. Nulle obligation de tout recopier : un vrai créateur se doit de faire selon sa propre façon de faire, et le petit prédateur a longtemps vainement essayé d'accéder ainsi au premier pont. Mais il est souvent tenté de casser tous les modèles qui lui sont proposés au lieu de se contenter de les refaire sans les détruire. L'autodidacte cosmique devra finalement découvrir avant d'avoir tout détruit que la porte d'accès au premier pont ne s'ouvrira que lorsque sa propre façon de faire reflètera dans une parfaite communion la bonne façon de faire : un modèle gigogne de création allant vers une perfection toujours plus grande où il n'est pas interdit de dépasser le Maître par certains détours dans sa façon de faire. Sous réserve toutefois d'assurer sa survie par des passages obligés sur une piste de transcendance un peu effacée pour accéder déjà au premier pont de création. Une piste que l'humanité pourrait demain rénover en renonçant à la prédation, avec l'aide d'autres semblables stellaires déjà confirmés dans le voyage.

Un renoncement à la prédation conforme à l'expérience cosmique d'un Maître ayant fait voeu d'invisibilité et de silence serait un de ces passages obligés pour l'humanité, dans une transcendance cosmique compatible avec la religion, la science, le progrès, et bien d'autres valeurs qui lui sont chères. En communion sur les traces de la transcendance, les hommes construiraient ainsi leur poupée russe virtuelle (digitalisée) pour aller à la rencontre d'autres stellaires et la réalisation d'autres projets cosmiques...

Tous les éléments sont déjà en place dans l'univers pour valider ce modèle gigogne de greffe cosmique. Si aucune transcendance n'existait, l'homme devrait alors en faire naître une, ne serait-ce que pour empêcher la venue de bien plus grands prédateurs cosmiques potentiellement prêts à naître, déjà avec l'homme lui-même. Cette seule évidence rend probable l'existence d'une transcendance, mais un pari cosmique reflétant un choix incontestable de paix restera sans doute toujours exigé de l'être intelligent.

Voir la suite : Le malentendu cosmique de Fermi
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