Introduction

L'écosystème est épuisé par une malveillance au profit d'une oligarchie de grands prédateurs qui exterminent furtivement les plus faibles : la faune, la flore, le semblable démuni. Tout voyageur interstellaire bienveillant s'opposera donc à un homme malveillant (et planétairement enfermé/ ref. André Lebeau), assez fou pour assécher une source précieuse de vie avant même d'en découvrir une autre dans l'univers : Œil pour œil, dent pour dent" ! Comme tout paysan prévoyant face aux plantes et bêtes nuisibles, le nomade cosmique combattra une peste terrestre ! Potentiel voyageur, un homme déjà furtif lui interdira-t-il toute furtivité ? Ses appels de prédateur (NASA/SETI, GEPAN, etc.) ne cacheront pas un surarmement terrestre de défi cosmique à des voyageurs plus avancés et par noblesse encore plus furtifs que lui pour lui apporter s'il le veut bien une paix honorable et bienveillante ! Seule une démonstration de responsabilité collective sauvera un homme qui ne pourra longtemps rester "sourd et non aligné" face à un silence cosmique l'appellant à l'allégeance : "Qu'il s'anoblisse ou qu'il meure " ! Tout contact extraterrestre serait autrement celui d'un Jugement dernier.

mardi 1 juin 2010

Une séduction cosmique de survie

par Ariste

Seule une absence de traces de malveillance cosmique a vraiment été constatée par Fermi dans notre écosystème et dans la Galaxie. Des traces de bienveillance d'une vie naturelle ou non sont quant à elles bien visibles, en tous cas sur notre planète.

- Des voyageurs interstellaires sont donc encore inexistants.
- Ou ils sont alors bienveillants et furtifs, ne laissant pas de traces observables par des espèces moins avancées telles que la nôtre : des malveillants tels que les pollueurs terrestres ne seraient pas délicats au point de prendre soin d'effacer si bien leurs traces ! L'humanité devrait alors apprendre à en faire sagement autant si elle veut un jour pouvoir s'évader de son étoile et survivre. Aucun visiteur ne s'est jamais présenté ? Croire que des voyageurs interstellaires ne pourraient échapper à notre observation relève de la foi et non de la science.
 
Le silence cosmique ne laisse en effet que ces deux hypothèses également vraisemblables, mais un homme resté prédateur a déjà parié sur la première avant toute réflexion, à savoir, l'absence d'une sagesse extraterrestre plus grande que la sienne. On disserte souvent "scientifiquement" sur la différence à établir entre savoir et croire, mais cette croyance de la science est dans ce cas ignorée puisqu'elle fait mine de penser en ne la dénonçant pas que ce choix est fondé sur un savoir, alors qu'il ne s'agit que d'une foi des plus grossières : il y a à ce sujet un tabou qui interdit même d'en parler. On se moque de la foi dans tous les autres domaines, mais pas là ! 

Certes, aucune trace de vie extraterrestre n'a été observée. Mais outre que seules des traces de vie semblable à celles de notre décadence terrestre pourraient être scientifiquement détectées, un homme intelligent et impérialiste sait que des traces de vie plus avancées que la sienne lui seraient furtivement cachées, comme il cache déjà les siennes pour déjouer les manoeuvres de ses adversaires terrestres moins avancés (les hommes tout autant que les bêtes) en vue de leur imposer sa loi ou de les exterminer. Des voyageurs interstellaires bienveillants qui viendraient nous observer seraient encore plus invisibles et performants que nos drones, et l'homme ne pourra donc jamais scientifiquement les détecter ni les approcher s'ils ne le souhaitent pas, ce qui pourrait très vraisemblablement être le cas. L'avance technologique et scientifique qu'ils détiendraient ne pourrait être comblée comme on fait mine de le croire. Parier sur leur inexistence comme l'homme le fait en tout (son armement, sa façon violente de vivre ...) ne relève pas d'une foi dans le savoir et la science, mais dans sa prééminence cosmique et dans sa force.

La science repose elle-même sur une part naturelle de foi (ou d'imprécision) qui lui permet fort heureusement de se perfectionner longtemps après lorsque la faute initiale n'était pas voulue (ex. rotation du périgée de Mercure). Mais toute déviation s'aggrave inévitablement quand il s'agit d'une faute faite ou conservée à dessein pour conforter le coupable dans sa déviance : comme avec toutes les drogues, l'appétit de la violence vient en mangeant ! Des deux hypothèses ci-dessus, c'est bien la furtivité naturelle d'un voyageur plus avancé de milliers d'années qui est la plus vraisemblable d'après la science elle-même (l'éthologie,  la sociologie...). Le silence cosmique nous annonce naturellement que seuls des bienveillants se tairaient ainsi, et une attente de la venue possible de tels visiteurs chez un homme resté prédateur lui-même est donc aussi incohérente et incongrue qu'une attente de l'arrivée d'une colonne de manchots au milieu du Sahara. Pourquoi alors ne pas en tenir compte au lieu de leur adresser des messages faussement naïfs démentis par un surarmement de plus en plus menaçant ? Pourquoi surtout ne pas changer pour rendre l'humanité responsable ? Qui vanterait sinon encore une colonisation menée par une oligarchie de brutes inconscientes, une souillure qui reste honteusement gravée sur nos momuments et sournoisement poursuivie par un capitalisme de prédation planétaire ? 

Un cancer  généralisé de l'espèce

 

Les métastases du Mal terrestre partent déjà de là : L'homme a fait jusqu'ici le mauvais choix avec son pari sournois sur la loi du plus fort et sur sa prééminence cosmique, et sa décadence se poursuivra donc tant qu'il n'aura pas assumé toutes ses responsabilités de véritable gestionnaire de son écosystème. Une incohérence (la prédation capitaliste) ignorée ou nourrie à dessein dès le départ mène fatalement à un engrenage d'incohérences de plus en plus critiques apportées pour tenter à chaque fois et toujours à chaque fois en vain de cacher les précédentes. Il ne s'agit aucunément là d'une théorie de complot traditionnel ou d'une prophétie de malheur toujours trop facilement taxées de ridicule pour mieux s'en dédouaner, mais de simple bon sens commun : comme dans la machine, la pièce détériorée causera une dégradation accentuée de toute la mécanique si elle n'est pas changée. L'homme devra la réparer à temps pour survivre.       


Une humanité planétairement enfermée et confiante dans son propre avenir devrait pourtant parier sur l'existence au moins potentielle d'une civilisation de nomades interstellaires qu'elle pourrait aller rejoindre, ou à défaut constituer : des nomades de transcendance discrètement retranchés derrière un mur de silence cosmique annonçant implicitement leur bienveillance aux espèces se comportant sagement de même - une discrétion cosmique qui devient ainsi une démonstration de bienveillance avant tout contact interstellaire. Une sage allégeance cosmique que le plus fort, nomade interstellaire déjà confirmé, se serait lui-même imposée avant de l'exiger du plus faible encore simple candidat au voyage.

Cette loi de bienveillance cosmique exprimée depuis toujours par un "silence intrigant sinon inquiétant des espaces infinis" devrait en effet déjà être respectée par toute espèce consciente et responsable. La vie ne pousserait pas mais s'éteindrait inexorablement sans une réduction constante d'une souffrance universelle née de l'ignorance et de l'inconscience : la conscience cosmique du plus fort (celui qui souffre déjà moins) l'amènera ainsi sagement à ne jamais imposer sa volonté au plus faible (celui qui souffre déjà trop) en respectant sa liberté par une aide toujours furtivement apportée à surmonter dignement sa souffrance, en vue d'un épanouissement de communion dans une création toujours plus riche et complexe.  




Une humanité qui pullule dans un écosystème qui s'épuise s'évadera-t-elle à temps vers les étoiles pour une communion transcendantale ? Les malveillants ayant déjà été exclus par ce silence cosmique exigeant, l'existence ou non de voyageurs interstellaires bienveillants est donc vitale pour une espèce dont la seule ouverture donne sur un monde extraterrestre qu'elle devrait en toute hypothèse déjà chercher à séduire en vue d'une cohabitation de survie et d'épanouissement : Une cohabitation avec une avant-garde cosmique d'une civilisation de nomades qui l'aurait jusqu'ici respectée malgré sa vulnérabilité et qui mériterait donc déjà bien son allégeance.


Un contre-exemple de colonisation à ne pas reprendre :

Une colonisation terrestre réalisée en violation de tout respect cosmique est toujours poursuivie par l'homme sous d'autres formes de prédation : un capitalisme devenu planétaire. Ce refus de tenir compte d'une expérience concrètement vécue confirme sa volonté de prédation. Comment des voyageurs bienveillants pourraient-ils lui faire confiance ? Nos "prophètes et visionnaires" (romanciers, cinéastes...) de religion scientifique n'ont que des modèles de prédation à proposer à l'homme pour son avenir : des civilisations hyperprédatrices (type Kardashev et autres) engloutissant l'énergie des étoiles, des galaxies, et même de l'univers tout entier (sphères de Dyson et autres gadgets) à des fins non pas de bienveillance et de préservation de la vie, mais d'objectifs purement égoïstes. Face à de tels superprédateurs en puissance, aucune force transcendantale n'envisagera d'établir des relations quelconques. L'humanité doit déjà démontrer son aptitude à la bienveillance cosmique avant tout contact extraterrestre.

Cette violence des idées reflète une préparation permanente de l'espèce à la guerre. L'homme ne survivra qu'en se préparant au voyage interstellaire, et donc aussi, et préalablement, à l'accueil de voyageurs auxquels il devra déjà prouver sa bienveillance. Or, tout son comportement prouve jusqu'ici le contraire : son armement spatial et ses tentatives répétées de rompre le silence cosmique (SETI, NASA, CNES/GEIPAN...) vont à l'encontre de tout respect envers les extraterrestres quels qu'ils soient, comme il apparaît dans les deux hypothèses envisageables - l'existence ou l'absence de voyageurs ("ovnis intelligents") dans le voisinage terrestre :

Hypothèse d'un Podium Cosmique à conquérir (pas d'ovnis intelligents) : Sachant que des plus avancés qu'il ne pourrait exclure auraient déjà toléré sinon approuvé son incursion, tout explorateur interstellaire intelligent et bienveillant (tout bon chasseur) se gardera des autres en cachant ses traces derrière des phénomènes ou des obstacles apparemment naturels. Une rupture délibérée du silence cosmique (ex. SETI, etc.) relève de la provocation ou de la maladresse, l'homme s'interdisant ainsi avant de partir toute observation "éthologique" discrète d'espèces moins avancées dont l'évolution ne pourrait qu'être perturbée par une connaissance prématurée (science, technologie, philosophie...) qu'il leur apporterait maladroitement. (Christophe Colomb serait ainsi resté au large de l'Amérique s'il avait été transcendant. Seuls des marins savants discrètement déguisés en indiens seraient venus préparer les autochtones à une vraie rencontre de respect cosmique). Un candidat au voyage interstellaire vraiment responsable commencerait donc par se taire et par laisser le moins de traces possibles de son existence derrière lui pour garder toutes ses chances de réussite jusqu'à son arrivée. Il ne s'agirait pas ici d'épreuves électorales faciles à truquer et si chères aux prédateurs terrestres. D'autres prédateurs extraterrestres moins bavards pourraient attendre l'homme à la sortie terrestre, et une mutuelle destruction étoufferait sans doute bientôt un vacarme naissant, mais déjà menaçant pour un silence cosmique que tout digne prétendant au Podium voudrait aussi préserver.

Car un véritable trésor cosmique, une place bien abritée de Pacificateur Universel attend l'heureux gagnant à son arrivée derrière un mur de silence qu'il aurait préservé de toute violation : un gagnant devenu un nomade de transcendance désormais en mesure de proposer (sans colonisation ni violence) une allégeance de paix à tous les candidats locaux au voyage interstellaire : un silence cosmique noble et généreux dans toutes ses implications de paix et de bienveillance universelle. Il serait donc dommage que l'homme détruise ce potentiel providentiel de pacification cosmique en voulant prématurément clamer une prééminence qu'il ne pourrait d'ailleurs revendiquer avant d'avoir gravi les dernières marches du Podium : Un homme qui se comporte jusqu'ici dans l'univers comme "un éléphant dans un magasin de porcelaines", mais aussi, et plus dangereusement, comme un vulgaire superprédateur en puissance. Superprédateur lui-même ou digne prétendant au Podium Cosmique, celui qui l'empêcherait de faire trop de dégâts dans l'univers ferait déjà oeuvre utile.




Face à un Cosmos qui se tait aussi noblement, l'homme actuel, prédateur et pollueur invétéré, a le comportement de celui qui se croit le plus fort et le plus beau :

"Miroir, mon beau miroir... surtout tais-toi ... et ne parle jamais !

  1. Dans l'hypothèse d'un Podium
    Cosmique déjà conquis (
    ovnis intelligents),
  2. cette discrétion de voyageurs interstellaires bienveillants est alors un voeu cosmique rendant vaine toute tentative de rupture d'un silence appelé à durer tant que l'homme ne sera pas descendu de son piédestal.
    1. C'est ce que révèlerait un silence cosmique dans une sagesse que doit découvrir un homme jusqu'ici mauvais joueur, dont les appels répétés aux extraterrestres annoncent avant tout une menace potentielle de viol et de prédation des espèces moins avancées que la sienne : un être qui se prépare plus que jamais à devenir un superprédateur, comme le confirme bien sa violence affichée partout, y compris dans un cosmos qu'il arme déjà. Contre des voyageurs pratiquement invulnérables, à quoi bon en effet une menace dérisoire qui n'attire que des malveillants ? Les bienveillants qu'il faudrait apprendre à séduire n'interviendraient pas entre des prédateurs tels que l'homme. S'ils les laissaient s'évader, ce ne serait alors que pour les laisser s'affronter dans une mutuelle extermination salutaire de leur malveillance. Nos appels aux bienveillants sont donc voués à l'échec tant que l'humanité n'aura pas changé de comportement. Dans le camp de la paix terreste ou cosmique, les actes parlent mieux que les paroles : les messages d'un homme engagé sur le chemin de la conscience se traduiront dans un langage de paix compris de tous les voyageurs bienveillants : il aura un comportement équitable envers sa planète, ses semblables, la nature, la vie terrestre sous toutes ses formes... Ces voyageurs-là ne seront pas séduits par une humanité jusqu'ici aussi peu séduisante. Son attitude agressive ne pourra que les conforter dans leur voeu de silence : avec ou sans l'intervention de prédateurs extraterrestres que des voyageurs bienveillants garderaient sous controle tout autant que l'homme, une espèce obstinée dans la prédation comme l'humanité actuelle finira par s'autodétruire, débarassant ainsi l'univers d'une métastase cosmique potentiellement dangereuse pour la vie universelle.

Une aide extraterrestre à la mutation cosmique pourrait être apportée à l'humanité. Mais comme le jeune arrogant qui doit sortir de son adolescence pour devenir un adulte conscient et responsable, l'espèce doit auparavant sortir d'un âge ingrat de prédation. Elle démontrera au cosmos sa bienveillance en se préparant à l'accueil des voyageurs et à l'évasion d'un homme prêt à s'engager, seul ou non, dans le maintien d'une paix universelle, derrière un Mur de Silence Cosmique déjà pris ou à prendre. Après une transcendance de la matière vers la vie, "un autre Bigbang" semble requis pour passer de l'intelligence à une conscience de responsabilité. La Transcendance ne se révèlera peu à peu qu'à un homme qui parviendra à la séduire en adoptant la même stratégie cosmique de séduction envers d'autres espèces moins avancées.

Inépuisable comme la science, une transcendance au moins potentielle déjà révélée dans la configuration même de l'univers le serait davantage avec l'existence de nomades cosmiques. Le rasoir d'Ockham pointe vers une reproduction matricielle de tout ce qui existe déjà après une existence sous d'autres formes, sans l'oeuf ni l'oiseau ou "le rien" original des croyants traditionnels ou autres. "Tout se transforme" : l'existence sous toutes ses formes n'est qu'un reflet d'une présence cosmique qui était déjà là on ne saura sans doute jamais comment. La question de l'origine ne se pose pas rationnellement. Il ne reste que des traces de vie et de mort (Bigbangs et Bigcrunchs d'univers dont le nôtre, naissances et morts de galaxies, d'étoiles, de planètes, d'espèces...). L'humanité pourrait devenir l'une des racines d'une Transcendance qui se renouvèlerait (cf Osiris) suivant un modèle d'évolution unique de tout ce qui existe.



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