Introduction

L'écosystème est épuisé par une malveillance au profit d'une oligarchie de grands prédateurs qui exterminent furtivement les plus faibles : la faune, la flore, le semblable démuni. Tout voyageur interstellaire bienveillant s'opposera donc à un homme malveillant (et planétairement enfermé/ ref. André Lebeau), assez fou pour assécher une source précieuse de vie avant même d'en découvrir une autre dans l'univers : Œil pour œil, dent pour dent" ! Comme tout paysan prévoyant face aux plantes et bêtes nuisibles, le nomade cosmique combattra une peste terrestre ! Potentiel voyageur, un homme déjà furtif lui interdira-t-il toute furtivité ? Ses appels de prédateur (NASA/SETI, GEPAN, etc.) ne cacheront pas un surarmement terrestre de défi cosmique à des voyageurs plus avancés et par noblesse encore plus furtifs que lui pour lui apporter s'il le veut bien une paix honorable et bienveillante ! Seule une démonstration de responsabilité collective sauvera un homme qui ne pourra longtemps rester "sourd et non aligné" face à un silence cosmique l'appellant à l'allégeance : "Qu'il s'anoblisse ou qu'il meure " ! Tout contact extraterrestre serait autrement celui d'un Jugement dernier.

mardi 11 décembre 2007

Apartheid cosmique et pacifisme

par Ariste


Un homme voyageur interstellaire entrerait dans "un espace transcendantalement administré" par des nomades arrivés des millions ou des milliards d'années avant lui. Ceux-là resteraient invisibles pour laisser place à des éclaireurs arrivés juste un peu en avance pour l'accueillir.


Un désarmement total de l'humanité s'impose avant tout contact : Par simple précaution, l'existence d'une transcendance devrait en effet dès le départ être intégrée par l'homme dans son projet d'évasion. Si de grands navigateurs terrestres (Magellan, Colomb...) sont sortis les premiers de leur monde civilisé pour aller à la rencontre d'un monde barbare auquel ils allaient imposer durement leur loi, ce serait cette fois le contraire : les premiers évadés terrestres sortiraient d'un monde sauvage pour rejoindre un monde cosmique plus avancé et exigeant. Un homme qui ferait ses premiers pas de nomade ne pourrait vouloir s'imposer dans cet autre monde face à des aînés extraterrestres plus avancés. Il devrait au contraire se montrer prêt à adopter leur loi en s'étant désarmé bien avant son départ, en signe d'allégeance cosmique.


La place de leader cosmique ne pouvant manifestement plus être revendiquée par l'homme remettrait tout en cause. Le plus faible n'imposerait pas ses conditions à un voyageur extraterrestre plus fort et plus sage. Même avec une seule longueur d'avance, un éclaireur cosmique ne pourrait jamais être appelé à comparaître. Il appartient donc bien à l'homme de se préparer à lui réserver le meilleur accueil ! Une démonstration terrestre de bienveillance cosmique serait enregistrée par tout éclaireur extraterrestre et une égale bienveillance serait en retour accordée à l'humanité.


L'homme gardien du feu et de la conscience



Gardien du feu dans la préhistoire, l’homme doit aujourd’hui préserver une flamme de conscience fragile, que la vie elle-même soit née du hasard ou non. Cette préservation est d’autant plus exigée qu’il ne pourrait être exclu que la vie terrestre soit unique dans la Galaxie, et même dans l’univers.


Un devoir cosmique pour l'homme.
Mais la préservation de la conscience acquise sur cette planète commande aussi d’accepter l’hypothèse qu’une flamme de transcendance plus avancée puisse avoir été développée ailleurs dans la Galaxie ou dans l’univers. L’homme se dit prêt à accepter cette hypothèse. Mais en accepte-t-il vraiment les conséquences qu'elle implique ?


Hommage à la grandeur
S’il existe des êtres capables par exemple de voyages interstellaires ou davantage, l’homme devrait leur témoigner sa reconnaissance. Il devrait par son comportement leur donner acte d’avoir réussi à mener plus loin que lui la préservation d’une flamme de conscience universelle, une tâche à laquelle devraient s’atteler tous les êtres intelligents de cet univers.
Ce respect cosmique devant la grandeur s’imposerait de lui-même : il devrait donc être démontré par l’humanité sans qu’elle ait besoin d’attendre une démonstration de force qu’apporteraient de tels êtres supérieurs par leur seule présence. Cet hommage serait d’ailleurs bien plus crédible avant toute démonstration de force.


Des observateurs bienveillants.
De tels êtres auraient d'ailleurs eu jusqu'ici une attitude de paix envers l’homme puisqu’ils auraient pu l’anéantir s’ils l'avaient voulu. L'homme devrait donc par avance leur reconnaître leur grandeur et ne pourrait leur répondre que par une attitude de paix. Mais comment leur témoigner son pacifisme ? L’homme répondrait sans doute qu’il serait prêt à leur faire ce témoignage s’ils voulaient bien se montrer !


Une cohabitation impossible
Mais montrer sa force par sa seule présence conduirait le plus fort (voyageur extraterrestre, Dieu ?) à inviter l’homme à établir des relations sur une base de rapports de force et de soumission. Et de la part du plus faible (l’homme), demander au plus fort (extraterrestre, Dieu?) de se découvrir représente une forme de provocation à son égard, une façon de le considérer d'avance comme un adversaire potentiel avec lequel on peut espérer être un jour capable de se mesurer.

Un apartheid inévitable.
Car lorsqu’il aura montré sa force, comment cet être supérieur (extraterrestre, Dieu ?) pourra-t-il savoir si le pacifisme affiché par l’homme envers lui est bien réel, et pas seulement une forme provisoire de soumission à la force qu’il représente, en attendant de pouvoir un jour se rebeller ?
D’autant plus que l’homme utilise quotidiennement sa force envers les plus faibles de son espèce, et envers la nature qui l'a pourtant enfanté.

Une démonstration de pacifisme.
Dans un monde de conscience, le pacifisme ne se décrète pas par des discours, mais se démontre dans un comportement quotidien ! Si des êtres capables de voyage interstellaire existent, le Silence Cosmique nous annonce qu'une espèce intelligente ne pourrait survivre sans leur démontrer son pacifisme et sa sagesse cosmique dans ses relations avec ses propres semblables et avec la nature. C'est le premier message que l'homme devrait adresser à l'univers. Tout autre message de sa part ne serait pas entendu.

Les conditions de la paix
L’homme ne peut donc témoigner de son pacifisme envers les plus forts (et envers Dieu s’il existait !) qu’en démontrant déjà quotidiennement son pacifisme envers les plus faibles de sa propre espèce et envers la nature qui l’a enfanté. Des êtres vraiment plus avancés que lui ne pourraient quant à eux lui témoigner leur pacifisme qu’en restant silencieux en attendant une démonstration humaine de volonté de paix universelle.
Ils pratiqueraient nécessairement l’apartheid cosmique tant que l’homme n’aurait pas concrètement démontré sa conscience et son pacifisme.

Une provocation envers le Cosmos.
L’usage de la force envers les plus faibles, c’est qu’on le veuille ou non, une forme de provocation envers les plus forts, et il est vain de vouloir inviter ces derniers à établir des contacts (SETI, etc.) tant que l’humanité ne leur aura pas adressé un vrai message de paix terrestre. Ce message, elle ne peut l’adresser qu’en renonçant à un monde de rapports de force et de violence.

Une Mondialisation Sauvage.
Le capitalisme de la Mondialisation Sauvage est une forme déguisée et perverse de terrorisme exercé par les plus forts envers les plus faibles de l’espèce pour le maintien de leurs privilèges.
L’homme doit déjà y renoncer.



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1 commentaire:

Julien a dit…

Tout est expliqué ici.
Avec ça nous savons exactement ce que chacun
doit changer pour rendre un jour possible la
communication entre tous les êtres vivants de l'univers.
Un travail sur soi est donc indispensable. Mais surtout,
la volonté de le faire.